Dimanche 20 novembre 2005

Bonjour, bonsoir,

 

 

 

 

J’ai le plaisir de vous inviter à découvrir mon nouveau blog (personnel et personnalisé) à l’adresse : www.zainabi.com

 

 

 

 

Bon blogging !

 

 

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Samedi 19 novembre 2005

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Mardi 6 septembre 2005

Syndicalisme 

Afilal et ses amis n'ont pas de chance. A l'UMT, l'éternel Benseddik et ses amis se sont tirés de la vilaine affaire du COS-ONE. La maladie du n° 2 du syndicat a été exploitée: "C'est pas nous, c'est lui et vous ne pouvez rien lui faire dire, puisqu'il ne se souvient de rien". L'affaire du COS-ONE? C'était ces belles villas casablancaises, présentées comme des "logements sociaux" (sic!), construites par des filiales de filiales, contrôlées par l'UMT: du clientélisme pur et dur. Le grain de sable? On s'est un peu trompé dans les comptes de ces villas, pas spécialement destinées à la classe ouvrière… Le clientélisme est assez puissant pour que nul n'ait à répondre de rien dans ce scandale.
A l'UGTM, il n'y a pas de numéro deux ou trois à qui faire porter le chapeau. Et l'une des dernières images du patron sera celle d'un homme, entouré de "gros bras" comme s'il était le boss d'une mafia de cinéma et se rendant dans un siège délabré. C'est presque trop dans la décadence, comme si un scénariste fou avait ajouté cliché sur cliché pour être sûr que les moins attentifs comprendront l'histoire.
Celui qui lui fait la guerre, Chabat le maire de Fès, a pour lui d'être un élu, en tout cas d'une manière plus sûre que celle d'Afilal. Pourtant, autour du maire flotte une odeur de soufre… On a les amis qu'on peut, les ennemis aussi.
Et tout cela se passe dans le plus vieux des partis politiques marocains! Allal El Fassi doit se retourner dans sa tombe!
Dans tout cela, nous sommes à cent lieues du syndicalisme dont le rôle est de défendre les travailleurs, d'améliorer leurs salaires certes, mais aussi leurs conditions de travail, le respect qui leur est dû…
Syndicalisme, au Maroc, veut dire clan, clientélisme, abus de biens et de pouvoir… Espérons que la crise soit si ridicule, que le syndicalisme tombé si bas, ne pourra plus que monter très haut pour revivre.

Nadia SALAH

http://www.leconomiste.com/

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Mardi 6 septembre 2005

GTM : Chabat perd la bataille (Mon commentaire : je n’en suis pas aussi sûr !)


Les deux parties en conflit autour du leadership de l’UGTM ont décidé de se plier à la décision de Abbas El Fassi, patron du PI. Une commission est mise en place pour essayer de trouver une issue. Les détracteurs d’Afilal, eux, sont mécontents de Jettou et le disent.


Vers une solution pour le conflit autour du leadership de l’UGTM. C’est ce que laissent prévoir les derniers développements et notamment l’intervention, directe, de Abbas El Fassi. Avant que les membres du Bureau exécutif ne passent à l’acte et investissent le siège général de l’UGTM à Casablanca (qui aurait pu déboucher sur une boucherie promise par Afilal), le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal est intervenu pour calmer (momentanément)

la situation. Abbas El

Fassi a écrit aux détracteurs de Abderrazak Afilal pour ajourner leur décision de tenir une réunion du conseil général de l’UGTM et valider l’expulsion d’Afilal. Dans une lettre envoyée à Abbas El Fassi par le Bureau exécutif, les 17 membres de cette instance qualifient l’intervention du patron de l’Istiqlal d’ «initiative courageuse» et disent espérer une solution susceptible de faire triompher la légalité et la légitimité au sein de l’UGTM. Dans un entretien avec ALM, Mohamed Larbi Kabbaj, coordinateur du Bureau exécutif, affirme que la décision d’annuler la réunion du 4 septembre est intervenue après un jour et demi de discussion entre les 17 membres. Larbi Kabbaj déclare que lui et les membres de cette instance attendent que les bons offices de l’Istiqlal débouchent sur une solution qui irait au fond des problèmes de l’UGTM. «Nous plaçons toute notre confiance dans le Parti de l’Istiqlal et son secrétaire général», conclut Larbi Kabbaj.
Toutefois, cela n’a pas empêché les membres du Bureau exécutif et des syndicalistes à prendre d’assaut le siège de l’UGTM au port de Casablanca. «C’était pour nous une manière de dire à Afilal que nous étions capables de déloger du siège général, mais nous nous sommes retenus par respect à l’intervention de Abbas El Fassi», affirme Larbi Kabbaj.

Pour
Mohamed Zainabi , autre membre du Bureau exécutif, il est attendu de Abbas El Fassi qu’il fasse jouer tous les moyens et prérogatives qui sont les siens pour «se pencher d’urgence sur une solution d’urgence» qui ne peut être qu’en faveur du «sauvetage de notre syndicat».
Chez Afilal, également contacté par ALM, c’est presque un même son de cloche. «Il m’a écrit une lettre pour tout arrêter et j’ai répondu favorablement en ajournant toutes mes réunions», affirme Afilal. Sauf que, estime-t-il, « Abbas El Fassi est pour les réformes alors qu’ils (les membres du Bureau exécutif, NDLR) sont contre». Afilal accuse Chabat et le reste du Bureau exécutif de vouloir mettre la main sur le Parti de l’Istiqlal quitte à utiliser tous les moyens, mais des « limites ont été franchies », ajoute-t-il.
Afilal accuse en effet Hamid Chabat d’avoir empli deux autocars de «voyous » à Fès et autant dans les carrières de Aïn Sebaâ pour s’emparer du siège du port. Afilal déclare d’ailleurs qu’une plainte a été déposée (avec noms, preuves confondant les «casseurs») devant la justice pour les dommages qu’aurait subis ledit siège. Selon Afilal, il y eut notamment «vol» d’un téléviseur et d’un ordinateur, entre autres actes prêtés aux assaillants. Cette plainte, affirme-t-il, est accompagnée d’une lettre de la direction de l’ODEP.
Afilal, pour résumer, déclare que le Parti de l’Istiqlal et sa hiérarchie, en décidant d’intervenir, ont compris les « vrais desseins de Chabat et ses amis ». 
Abderrazak Afilal devra rencontrer aujourd’hui une délégation de l’Istiqlal composée de  Abdelhak Tazi, Abdelhamid Aouad et M’hamed Khalifa. Des réunions sont également prévues, au cours de cette semaine, avec les membres du Bureau exécutif qui sont désormais au nombre de 17 après le «ralliement» de Lahcen Hansali (énergie et mines, secrétaire régional de Rabat) et de Lahcen Bouzid (S.G du syndicat des ports).
L’autre volet de la polémique est suscité par le Premier ministre qui a reçu samedi dernier Abderrazak Afilal dans le cadre de ses rencontres avec les leaders des principales centrales syndicales du Royaume. Pour Afilal, c’est du pain béni. Pour le Bureau exécutif, qui a envoyé hier lundi une lettre teinte de beaucoup de colère à Jettou, le Premier ministre se devait de rester neutre ou alors respecter la décision de cette instance ayant suspendu puis exclu Afilal.
«Nous vous exprimons nos vives protestations suite à cette hâtive initiative que nous n’imaginons pas être celle reflétant la position du gouvernement », lit-on dans cette lettre portant la signature de Mohamed Larbi Kabbaj.   
Le 28 août dernier, le Bureau exécutif décidait de nouveau d’expulser Abderrazak Afilal et de lui ôter toute qualité de parler au nom de l’UGTM ou de prendre des décisions en son nom. La même instance annonçait, pour dimanche 4 septembre, la tenue d’un conseil général de l’UGTM au siège général du syndicat pour rendre définitive cette décision.
Le même jour, Afilal programmait une rencontre au sein des mêmes locaux.
Voulant se mettre à l’abri de toute surprise d’assaut, Afilal avait mobilisé une véritable armée de sympathisants (de dangereux repris de justice, affirment ses détracteurs) pour défendre son antre. Gourdins, pitt-bulls et surveillance 24/24 heures étaient de
la partie.
L
’affrontement attendu n’aura pas lieu finalement. L’intervention de Abbas El Fassi a été décisive. Jusqu’à quand et pour quelle issue ? On en  saura plus dans les jours à venir.

 



Le 6-9-2005
Par :
Mohamed Boudarham

http://www.aujourdhui.ma/couverture-details39248.html
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Vendredi 2 septembre 2005

Franchement, je ne sais pas comment s’est glissé dans mon blog un commentaire foncièrement diffamatoire à l’encontre de Ali Sbai dont j’évoquais l’amour du désert dans l’un de mes posts datant du 28 mars.

 

L’auteur de ces propos déplacés parce que injustifiés, est un certain mahmoudi. Il n’a pas communiqué son site ni donné aucune indication sur sa personne.

Tirant la leçon de ce qui a précédé, je prie toute personne voulant éditer un commentaire d’observer les règles déontologiques qui s’appliquent en matière d’écriture et de nous épargner des malentendus inutiles.

 

Que monsieur Ali Sbai trouve ici l’expression de toutes mes excuses.

 

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Mardi 30 août 2005

Déclarations d'Afilal à Aujourd'hui le Maroc

Afilal : «Abbas El Fassi doit clarifier sa position»


Le secrétaire général de l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), Abderrazak Afilal, ne donne aucun crédit à la décision de son expulsion annoncée par "Hamid Chabat et ses amis".

ALM : Un communiqué du bureau exécutif de l'UGTM, daté de dimanche dernier, a annoncé votre limogeage définitif de la centrale. Qu'en pensez-vous ?

Abderrazak Afilal : C'est une aberration. Il y a un lobby et une mafia derrière tout cela. Ceux qui tirent les ficelles, Benjelloun Al Andaloussi et Hamid Chabat, entre autres, veulent s'accaparer l'UGTM. Mais ils ne réussiront jamais à le faire. Et ce même si Hamid Chabat, le maire de la ville de Fès, dépense tout l'argent du monde. La légitimité est de mon côté. En d'autres termes, mon soi-disant limogeage n'a aucune valeur ni juridique ni politique.

Pourtant, le bureau exécutif cite, pour justifier votre limogeage, des articles précis du règlement intérieur …
Les statuts et le règlement intérieur de l'UGTM sont on ne peut plus clairs. Ils stipulent que le secrétaire général de l'UGTM ne peut être remplacé ou limogé que par le congrès. C'est la première irrégularité. Deuxième irrégularité : les gesticulateurs ont décidé de transférer le siège du syndicat à Rabat. Or, les statuts déterminent clairement l'adresse du siège, à savoir 9 rue Rif à Casablanca. Il est impossible de changer cette adresse sans l'assentiment du congrès.

Quand prendra fin cette guerre des communiqués entre vous ?
Ces personnes ont été renvoyées. Et définitivement. C'est l'assemblée générale du syndicat qui l'a décidé. Car l'instance suprême après le congrès c'est l'assemblée générale. Elle est composée des secrétaires locaux, provinciaux et régionaux. Aucun de ces derniers n'est acquis à la cause de Hamid Chabat et ses amis. Personnellement, je ne veux plus polémiquer, car comme je vous l'ai expliqué, la légitimité est de mon côté.

Justement, ceux qui ont décidé de vous expulser de l'UGTM ont annoncé leur volonté de se rendre dans votre bastion, à Casablanca, le 4 septembre prochain, pour soumettre cette décision à l'assemblée générale. Quel accueil leur réserverez-vous ?
Je peux vous assurer qu'on les recevra comme ils le méritent. Nous les expulserons manu militari. Pas de quartier pour les traîtres et les voleurs. Si l'Etat refuse de les sanctionner, les militants devront bien défendre leur syndicat.

Pourquoi, selon vous, "Hamid Chabat et ses amis" veulent vous limoger ?
Je connais Hamid Chabat depuis très longtemps. Il n'a aucune histoire de militantisme. Il s'est enrichi de manière fulgurante et rapide. C'est à se poser d'énormes questions. Grâce à son argent, il a fait main basse sur la jeunesse du parti, sur la section féminine et même sur cette ville impériale qu'est Fès. Aujourd'hui, il veut s'attaquer à l'UGTM. C'est peut-être pour lui un tremplin pour le secrétariat général du parti. Il souhaite succéder à Abbas El Fassi.

En parlant du secrétaire général de l'Istiqlal, quelle est sa position dans cette affaire ?
Sincèrement, j'ai l'impression qu'Abbas El Fassi est incapable de trancher. Je lui enverrai une lettre dans laquelle je lui demanderai de clarifier  sa position quant à cette affaire. L'UGTM est une organisation parallèle de l'Istiqlal. Ses militants soutiennent les candidats du parti et sont le fer de lance de l'Istiqlal.

Le 30-8-2005
Par :
Abdelmohsin EL HASSOUNI

http://www.aujourdhui.ma/couverture-details39029.html

 

UGTM : l’homme et la Centrale

Créée le 20 mars 1960, l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) a connu une évolution paisible jusqu’à ce que les derniers soubresauts viennent faire éclater au grand jour des luttes intestines jusqu’ici bien cachées.


A elle seule, l’histoire, plutôt longue, de l’UGTM (Union générale des travailleurs du Maroc) renseigne à plus d’un égard sur le véritable imbroglio dans lequel la centrale se trouve actuellement. 
Créée le 20 mars 1960 par les membres du parti de l’Istiqlal, elle est issue d’une scission au sein de l’Union marocaine du travail. Elle a d’abord été dirigée par le défunt Hachem Amine avant que « sentant qu’une conspiration la guettait, l’Istiqlal a pris le contrôle et désigné, en 1965, Abderrazak Afilal à sa tête », nous déclare Mohamed Larbi Kabbaj, parlementaire UGTM. Le très controversé personnage est depuis le secrétaire général de l’UGTM. Dans son organisation interne, l’UGTM est formée d’un bureau exécutif, actuellement composé de 25 membres. Le nombre des membres avait « la particularité d’être d’une grande élasticité, au gré de l’humeur du secrétaire général qui, agissant en véritable dictateur et en infraction des statuts et règlements de l’instance, le faisait et le défaisait, renvoyant des membres et en recrutant d’autres  en fonction de ses intérêts », explique Mohamed Zaynabi (Correction : Zainabi), membre du même bureau.
Autres instances de décision, le comité central, composé de 150 membres, l’assemblée générale, formée notamment des secrétaires des unions régionales et locales, les secrétaires généraux des fédérations et des syndicats et le secrétariat permanent chargé de la gestion au quotidien de la Centrale.

Si L’UGTM est fortement présente dans les secteurs de l’enseignement, l’agriculture, l’industrie, les mines et les services. D’elle dépend une organisation spécialisée qui s’occupe du secteur de la jeunesse active appelée Jeunesse Ouvrière. Au Parlement, et comptant quatre conseillers, l’UGTM occupe la troisième position en terme de représentativité syndicale, derrière la CDT (Confédération démocratique du travail) qui compte 12 conseillers et l’UMT qui en compte 7. L’UGTM occupe le poste de vice-président de l’Organisation africaine du travail dont elle fut parmi les premiers fondateurs.

le congrès de l’UGTM devait de se réunir une fois tous les quatre ans, il n’aura tenu en réalité, en quarante-cinq ans d’existence de la centrale, que 8 réunions. Pour M. Kabbaj, les différents reports qui ont marqué la tenue de ces congrès tenaient à des circonstances exceptionnelles, liées notamment à la conjoncture politique du moment, Zaynabi (correction : Zainabi) , lui, affirme que c’est le système imposé par Abderrazak Afilal qui en était la cause.


Assez  paisible, à l’image même du parti dont la centrale est la courroie de transmission, la marche de l’UGTM a également a été assez visible. 


e 30-8-2005
Par :
Tarik QATTAB

http://www.aujourdhui.ma/couverture-details39030.html

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Vendredi 26 août 2005

D'un montant de 1.210 euros bruts en 2005, le salaire minimum légal en Belgique figure parmi les plus élevés de l'Union européenne, derrière les Pays-Bas (1.265 euros) et le Luxembourg (1.467 euros), révèle une étude de l'Office européen de statistiques, Eurostat. A l'échelle des Vingt-cinq, les différences entre salaires minimaux varient d'un facteur de 1 à 13 en valeur absolue. Il retombe toutefois de 1 à 5 lorsque l'on raisonne en parité de pouvoir d'achat, le coût de la vie étant beaucoup moins élevé dans les nouveaux Etats membres que chez nous. A l'autre bout de l'échelle des salaires minimaux, on retrouve la Lettonie (116 euros), la Lituanie (145 euros) et la Slovaquie (167 euros). Aux Etats-Unis, le salaire minimum fédéral n'est, à titre de comparaison, que de 666 euros, même si un certain nombre d'Etats américains imposent un salaire minimum plus élevé. (NLE)

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Mercredi 24 août 2005

Rapport annuel de l’AMDH sur la situation des droits humains au Maroc durant l’année 2004 (Résumé du rapport annuel de l’AMDH)

 

Présentation : Ce rapport, qui est présenté par l’AMDH sur la situation des droits de l’Homme au Maroc durant l’année 2004, est le dixième rapport de son genre. Même s’il ne prétend pas couvrir toutes les violations du pays durant l’année 2004, il peut fournir une idée sur le respect de l’Etat marocain de ses engagements dans le domaine de la préservation des droits, des libertés, et de leur promotion. L’aspect le plus inquiétant qui a été observé au niveau des droits civils et politiques réside, essentiellement, dans la continuité des violations dans le domaine du droit à la vie, de l’intégrité physique et de la sûreté personnelle, dans la mesure où l’AMDH a recensé trois cas de décès dans des centres de police. De même, les services de l’Etat ont continué à recourir à l’enlèvement, et le phénomène des arrestations pour des motifs politiques a continué à sévir (31 cas de détenus politiques ont été recensés durant l’année 2004). Les normes internationales dans le domaine pénitentiaire et carcéral ne sont pas respectées, et le système judiciaire ne constitue toujours pas un pouvoir indépendant et efficace, afin de garantir la justice, l’égalité, l’équité et la souveraineté du droit. Les libertés publiques connaissent une dégradation due à la répression par la force des manifestations pacifiques et aux limites imposées à la liberté de pensée et à la liberté d’expression. Le droit à la libre circulation est aussi sujet à des violations et à des restrictions comme la privation et le non octroi des passeports, ou l’interdiction de quitter le territoire national : c’est ainsi que d’anciens détenus et exilés politiques sont soumis aux harcèlements et à des mesures arbitraires aux postes frontières. Au niveau des droits socio-économiques et culturels, le Maroc demeure très mal classé, en référence aux rapports internationaux dans le domaine, aux indices du développement qui montrent clairement la dégradation de la situation de la majorité des citoyens et des citoyennes tant au niveau des carences en infrastructures de base comme l’eau potable, l’électricité, les routes et les établissements scolaires, qu’au niveau du chômage, des conditions précaires du travail, de la faiblesse des revenus et du pouvoir d’achat. Tous ces éléments et ces indices font que le Maroc est encore loin de réaliser les objectifs du millénaire pour le développement prévus pour 2015. L’Etat tente de justifier les carences sociaux économiques en alléguant des contraintes financières et la nécessité de maintenir les équilibres macro-économiques ; en fait les raisons résident essentiellement dans le détournement et le pillage de l’argent public sans que l’Etat n’intervienne pour arrêter l’anarchie au niveau de la gestion, et sans qu’il manifeste une vraie volonté pour combattre l’impunité qui continue à sévir. Le rapport de l’année 2004 a repris le plan des précédents rapports établis par l’AMDH ; ce plan, rappelons-le traite des droits civils et politiques, des droits économiques, sociaux et culturels et enfin de droits spécifiques.

 

Pour lire l’ensemble de l’article : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=18063

Voir aussi : http://amdh.org

 

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Jeudi 18 août 2005

 

La presse continue à s'intéresser à la crise aigue et chronique dont pâtit l'UGTM. Ci-dessous repris un article de Moroccotimes. Vous trouverez d'autres articles en arabe sur : www.zainabi.tk

-------------------------------------------------------------------------------- Trade unions Istiqlal intervenes in UGTM crisis By Houda Filali-Ansary 8/11/2005 | 3:27 pm GMT The internal conflict opposing UGTM's rising stars to its old leader ended up forcing the Istiqlal party to step into the fight. Abbas El Fassi's party will manage the trade union until a new Secretary General is named in September. Abderrazak Afilal. Ph: Archives. The conflict within the General Union of Moroccan Workers (UGTM) had been brewing for years, between its old Secretary General, appointed in the 1960s by Allal El Fassi himself and his potential, younger successors. It finally broke out when, on Aug. 5, 70-year-old Abderrazak Afilal decided to expel four out of the 14 members of the trade union's elected executive committee, with the support of his allies, among them his wife and his son. The following day, the four expelled members, which included Afilal's potential successors, Mohamed Larbi Kabbaj and Hamid Chabat, hit back with another communiqué. Basing themselves on the trade union's statutes, they stripped him of his authority, declaring him incapable of managing the trade union. They added that UGTM could not be held responsible for his declarations since he no longer represented them. “[...] Abderrazak Afilal disobeyed all internal union regulations by trying to remove from the UGTM's executive committee members elected in the latest organisation congress in 1998. He attempted to replace them with people that had nothing to do with the supporters and the structure of the union body,” they explained in a communiqué issued following the meeting. They also accused Afilal of managing the trade union's funds “as if they were his own money.” “I challenge him to sue me over my declarations,” said Mohamed Larbi Kabbaj, who became the national UGTM coordinator and spokesperson following the decision. “That would be a nice opportunity [to reveal] abuses he has made in the management of the trade union,” explained Kabbaj to Morocco Times. Going beyond the mutual accusations of severing the links with grass root militants and thus causing the downfall of the trade union, one cannot help but notice that Abderrazak Afilal has already announced he was planning to retire at the next national UGTM congress, scheduled to take place in September this year. So why all this fuss in the first place? The war could have been triggered by what the executive committee - many of whom have been in the trade union for more than 30 years - saw as an attempt to transmit his post to his son, Rachid Afilal after controlling the trade union for more than 40 years. The fact that Afilal was originally named as the head of the trade union by the Istiqlal (IP) party and that he is both a member of its political bureau and one of its representatives at the House of Parliament, along with his wife, Hajja Mahjouba Zoubaïri, could only lead IP to intervene in the conflict. As the situation got worse, several meetings were held between the UGTM trade union and the heads of the Istiqlal party. However, instead of cooling tempers, the Istiqlal move seems to be leading it toward a potential scandal, especially as several clashes had already opposed Afilal to the Istiqlal leader, Allal El Fassi. In an interview with the Moroccan French language daily, Aujourd'hui le Maroc, Afilal accused Abbas El Fassi of “trying to control everything,” including the UGTM. He also accused him of deviating the party from the original policy imposed by his predecessor, Allal El Fassi and even of “getting money from Chabat…” Afilal's reference to Allal El Fassi was anything but a coincidence. The original Istiqlal leader was the one who enabled him to succeed to M'hammed Douiri, at the head of the UGTM trade union, two years after its creation. Created in 1962 by the Istiqlal party, the UGTM was originally established to compete with the Moroccan Workers' Union (UMT), headed by Mahjoub Benseddik, and which is now Morocco's main trade union. UGTM later became one of its main competitors, and now includes 4 seats at the Council of Advisers. However surprising this might seem, Afilal's long stay at the head of the UGTM and his resistance to the younger generation is anything but exceptional. Most Moroccan parties and syndicates kept the same leaders, either until their death, or until their competitors decided to create their own parties. The coming 2007 legislative elections could lead to similar shake ups in Morocco's more than 30 parties, but will they ever lead their internal distribution of power to become democratic? ----------------------------------

Source: http://www.moroccotimes.com/paper/article.asp?idr=2&id=8825

par Zainabi publié dans : Actu Sociale
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Vendredi 12 août 2005

 

C’est connu. Au Maroc, lorsqu’il s’agit de questions syndicales, le débat n’est jamais serein comme le rappelle la nouvelle polémique qui monte cet été au sein de l’UGTM. D’autres affaires similaires, au cours de ces dernières années, ont montré à quel point les enjeux pouvaient être violents. On se souvient des conditions de rupture entre la CDT et l’USFP il y a quelques années. On se rappelle aussi des conditions de tenue du Congrès du syndicat national de l’enseignement où les sièges étaient défendus à coups de couteau. On se remémore toujours le parfum de scandale autour des villas COS et des questions qui subsistent autour d’un responsable syndical “relevé de ses fonctions” dans des circonstances troubles.
Dans les arguments utilisés, on se doute bien qu’il y a de la mauvaise foi de part et d’autre. Mais ce qui dérange, au-delà, c’est que tout le monde se fiche de l’image que peut s’en faire la base électorale, c’est-à-dire les salariés, principaux mandataires dans cette affaire. Tant pis si la démocratie syndicale en prend un coup. Tous ces feuilletons ne sont pas pour améliorer la crédibilité du paysage syndical ni politique d’ailleurs. Si désastre il y a, les partis en assument en partie la responsabilité en raison des jeux dangereux qu’ils ont entretenu pendant des années.
Constatons comment en France les syndicats peuvent amorcer de véritables ruptures sur les questions sensibles de l’emploi (voir le plan de relance Villepin) ou encore devenir de véritable Think thanks (cf. notre entretien avec Michel Muller publié dans l’édition du 11 août) sur les sujets stratégiques de démocratie et de gouvernance.
Tout le challenge, c’est d’asseoir une crédibilité. Cette quête de crédibilité, il faudra notamment la chercher du côté des cadres, que les centrales n’arrivent à rallier que faiblement, par un renouvellement des structures et des idéologies.
Comment surtout passer d’un syndicalisme caduc de revendication-opposition, voire sauvage d’occupation d’usines, à un syndicalisme lucide qui anticipe les enjeux.

Mohamed BENABID
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