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Syndicalisme
Afilal et ses amis n'ont pas de chance. A l'UMT, l'éternel Benseddik et ses amis se sont tirés de la vilaine affaire du COS-ONE. La maladie du n° 2 du syndicat a été exploitée: "C'est pas nous, c'est lui et vous ne pouvez rien lui faire dire, puisqu'il ne se souvient de rien". L'affaire du COS-ONE? C'était ces belles villas casablancaises, présentées comme des "logements sociaux" (sic!), construites par des filiales de filiales, contrôlées par l'UMT: du clientélisme pur et dur. Le grain de sable? On s'est un peu trompé dans les comptes de ces villas, pas spécialement destinées à la classe ouvrière… Le clientélisme est assez puissant pour que nul n'ait à répondre de rien dans ce scandale.
A l'UGTM, il n'y a pas de numéro deux ou trois à qui faire porter le chapeau. Et l'une des dernières images du patron sera celle d'un homme, entouré de "gros bras" comme s'il était le boss d'une mafia de cinéma et se rendant dans un siège délabré. C'est presque trop dans la décadence, comme si un scénariste fou avait ajouté cliché sur cliché pour être sûr que les moins attentifs comprendront l'histoire.
Celui qui lui fait la guerre, Chabat le maire de Fès, a pour lui d'être un élu, en tout cas d'une manière plus sûre que celle d'Afilal. Pourtant, autour du maire flotte une odeur de soufre… On a les amis qu'on peut, les ennemis aussi.
Et tout cela se passe dans le plus vieux des partis politiques marocains! Allal El Fassi doit se retourner dans sa tombe!
Dans tout cela, nous sommes à cent lieues du syndicalisme dont le rôle est de défendre les travailleurs, d'améliorer leurs salaires certes, mais aussi leurs conditions de travail, le respect qui leur est dû…
Syndicalisme, au Maroc, veut dire clan, clientélisme, abus de biens et de pouvoir… Espérons que la crise soit si ridicule, que le syndicalisme tombé si bas, ne pourra plus que monter très haut pour revivre.
Nadia SALAH
GTM : Chabat perd la bataille (Mon commentaire : je n’en suis pas aussi sûr !)
la situation. Abbas El
Les deux parties en conflit autour du leadership de l’UGTM ont décidé de se plier à la décision de Abbas El Fassi, patron du PI. Une commission est mise en place pour essayer de trouver une issue. Les détracteurs d’Afilal, eux, sont mécontents de Jettou et le disent.
Vers une solution pour le conflit autour du leadership de l’UGTM. C’est ce que laissent prévoir les derniers développements et notamment l’intervention, directe, de Abbas El Fassi. Avant que les membres du Bureau exécutif ne passent à l’acte et investissent le siège général de l’UGTM à Casablanca (qui aurait pu déboucher sur une boucherie promise par Afilal), le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal est intervenu pour calmer (momentanément)
Toutefois, cela n’a pas empêché les membres du Bureau exécutif et des syndicalistes à prendre d’assaut le siège de l’UGTM au port de Casablanca. «C’était pour nous une manière de dire à Afilal que nous étions capables de déloger du siège général, mais nous nous sommes retenus par respect à l’intervention de Abbas El Fassi», affirme Larbi Kabbaj.
Pour Mohamed Zainabi , autre membre du Bureau exécutif, il est attendu de Abbas El Fassi qu’il fasse jouer tous les moyens et prérogatives qui sont les siens pour «se pencher d’urgence sur une solution d’urgence» qui ne peut être qu’en faveur du «sauvetage de notre syndicat».
Chez Afilal, également contacté par ALM, c’est presque un même son de cloche. «Il m’a écrit une lettre pour tout arrêter et j’ai répondu favorablement en ajournant toutes mes réunions», affirme Afilal. Sauf que, estime-t-il, « Abbas El Fassi est pour les réformes alors qu’ils (les membres du Bureau exécutif, NDLR) sont contre». Afilal accuse Chabat et le reste du Bureau exécutif de vouloir mettre la main sur le Parti de l’Istiqlal quitte à utiliser tous les moyens, mais des « limites ont été franchies », ajoute-t-il.
Afilal accuse en effet Hamid Chabat d’avoir empli deux autocars de «voyous » à Fès et autant dans les carrières de Aïn Sebaâ pour s’emparer du siège du port. Afilal déclare d’ailleurs qu’une plainte a été déposée (avec noms, preuves confondant les «casseurs») devant la justice pour les dommages qu’aurait subis ledit siège. Selon Afilal, il y eut notamment «vol» d’un téléviseur et d’un ordinateur, entre autres actes prêtés aux assaillants. Cette plainte, affirme-t-il, est accompagnée d’une lettre de la direction de l’ODEP.
Afilal, pour résumer, déclare que le Parti de l’Istiqlal et sa hiérarchie, en décidant d’intervenir, ont compris les « vrais desseins de Chabat et ses amis ».
Abderrazak Afilal devra rencontrer aujourd’hui une délégation de l’Istiqlal composée de Abdelhak Tazi, Abdelhamid Aouad et M’hamed Khalifa. Des réunions sont également prévues, au cours de cette semaine, avec les membres du Bureau exécutif qui sont désormais au nombre de 17 après le «ralliement» de Lahcen Hansali (énergie et mines, secrétaire régional de Rabat) et de Lahcen Bouzid (S.G du syndicat des ports).
L’autre volet de la polémique est suscité par le Premier ministre qui a reçu samedi dernier Abderrazak Afilal dans le cadre de ses rencontres avec les leaders des principales centrales syndicales du Royaume. Pour Afilal, c’est du pain béni. Pour le Bureau exécutif, qui a envoyé hier lundi une lettre teinte de beaucoup de colère à Jettou, le Premier ministre se devait de rester neutre ou alors respecter la décision de cette instance ayant suspendu puis exclu Afilal.
«Nous vous exprimons nos vives protestations suite à cette hâtive initiative que nous n’imaginons pas être celle reflétant la position du gouvernement », lit-on dans cette lettre portant la signature de Mohamed Larbi Kabbaj.
Le 28 août dernier, le Bureau exécutif décidait de nouveau d’expulser Abderrazak Afilal et de lui ôter toute qualité de parler au nom de l’UGTM ou de prendre des décisions en son nom. La même instance annonçait, pour dimanche 4 septembre, la tenue d’un conseil général de l’UGTM au siège général du syndicat pour rendre définitive cette décision.
Le même jour, Afilal programmait une rencontre au sein des mêmes locaux.
Voulant se mettre à l’abri de toute surprise d’assaut, Afilal avait mobilisé une véritable armée de sympathisants (de dangereux repris de justice, affirment ses détracteurs) pour défendre son antre. Gourdins, pitt-bulls et surveillance 24/24 heures étaient dela partie.
L’affrontement attendu n’aura pas lieu finalement. L’intervention de Abbas El Fassi a été décisive. Jusqu’à quand et pour quelle issue ? On en saura plus dans les jours à venir.
Le 6-9-2005
Par : Mohamed Boudarham
Rapport annuel de l’AMDH sur la situation des droits humains au Maroc durant l’année 2004 (Résumé du rapport annuel de l’AMDH)
Présentation : Ce rapport, qui est présenté par l’AMDH sur la situation des droits de l’Homme au Maroc durant l’année 2004, est le dixième rapport de son genre. Même s’il ne prétend pas couvrir toutes les violations du pays durant l’année 2004, il peut fournir une idée sur le respect de l’Etat marocain de ses engagements dans le domaine de la préservation des droits, des libertés, et de leur promotion. L’aspect le plus inquiétant qui a été observé au niveau des droits civils et politiques réside, essentiellement, dans la continuité des violations dans le domaine du droit à la vie, de l’intégrité physique et de la sûreté personnelle, dans la mesure où l’AMDH a recensé trois cas de décès dans des centres de police. De même, les services de l’Etat ont continué à recourir à l’enlèvement, et le phénomène des arrestations pour des motifs politiques a continué à sévir (31 cas de détenus politiques ont été recensés durant l’année 2004). Les normes internationales dans le domaine pénitentiaire et carcéral ne sont pas respectées, et le système judiciaire ne constitue toujours pas un pouvoir indépendant et efficace, afin de garantir la justice, l’égalité, l’équité et la souveraineté du droit. Les libertés publiques connaissent une dégradation due à la répression par la force des manifestations pacifiques et aux limites imposées à la liberté de pensée et à la liberté d’expression. Le droit à la libre circulation est aussi sujet à des violations et à des restrictions comme la privation et le non octroi des passeports, ou l’interdiction de quitter le territoire national : c’est ainsi que d’anciens détenus et exilés politiques sont soumis aux harcèlements et à des mesures arbitraires aux postes frontières. Au niveau des droits socio-économiques et culturels, le Maroc demeure très mal classé, en référence aux rapports internationaux dans le domaine, aux indices du développement qui montrent clairement la dégradation de la situation de la majorité des citoyens et des citoyennes tant au niveau des carences en infrastructures de base comme l’eau potable, l’électricité, les routes et les établissements scolaires, qu’au niveau du chômage, des conditions précaires du travail, de la faiblesse des revenus et du pouvoir d’achat. Tous ces éléments et ces indices font que le Maroc est encore loin de réaliser les objectifs du millénaire pour le développement prévus pour 2015. L’Etat tente de justifier les carences sociaux économiques en alléguant des contraintes financières et la nécessité de maintenir les équilibres macro-économiques ; en fait les raisons résident essentiellement dans le détournement et le pillage de l’argent public sans que l’Etat n’intervienne pour arrêter l’anarchie au niveau de la gestion, et sans qu’il manifeste une vraie volonté pour combattre l’impunité qui continue à sévir. Le rapport de l’année
Pour lire l’ensemble de l’article : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=18063
Voir aussi : http://amdh.org
Afilal à l’Economiste : "Seul le Congrès est habilité à me limoger".
"Un parti ne peut pas avoir un syndicat". "Abbas El Fassi doit respecter les principes de Allal El Fassi". "Il n'y a pas de politiciens ni de partis valables" (..)
(Le vieux) dit aujourd'hui préparer
Pourquoi des semi-vacances :
Ayant épuisé mes jours de congé, j’ai dû faire la navette entre Casa où j’ai continué à travaillé et Mohammedia où j’ai amené ma petite famille. A ce rythme, j’ai pu passer quand même quelques moments agréables en famille à la plage…
Du syndicalisme et je dirai même beaucoup de syndicalisme, pourquoi ?
Parce que je suis membre du bureau exécutif de l’UGTm et fais partie des 14 opposants qui affrontent un véritable dinosaure syndical : Abderrazak Afilal. Nous lui avons montré la porte, mais il ne veut toujours pas sortir. Alors, nous tentons de l’éjecter.
Voici quelques articles pour comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe, même s’il y a parfois des imprécisions.
UGTM : Le jeu de l’exclusion
Ça bouttoujours à l’UGTM. Mercredi dernier, Afilal et les siens décident de virer Hamid Chabat et trois autres membres du bureau exécutif de la Centrale syndicale. Chabat fait de même et exclut Afilal. Sidérant !
Les choses dégénèrent à l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM). En l’espace de 24 heures, la guerre de tranchées est devenue une confrontation ouverte, par communiqués et exclusions interposés entre le clan Afilal et les amis de Chabat.
Abderrazzak Afilal, le secrétaire général et inamovible patron de l’UGTM, a convoqué, mercredi 27 juillet, une réunion où il a été décidé d’expulser par moins de quatre membres sur les 14 que compte encore cette instance de décision dont les travaux sont gelés depuis près de trois ans. Les personnes virées ne sont pas n’importe qui non plus. Il s’agit du maire PI de Fès Hamid Chabat, Mohamed Benjelloun Andaloussi, Mohamed Larbi Kabbaj et Titna Mohamed Alaoui. Ces derniers, pour rappel, sont à la tête de la fronde menée contre Abderrazzak Afilal accusé de mauvaise gestion financière et administrative, mais surtout de n’en faire qu’à sa tête en distribuant responsabilités et privilèges sans en référer aux instances de décision de la Centrale syndicale.
Hamid Chabat et ses amis réagissent, le lendemain jeudi 28 juillet, de manière pareille en émettant un communiqué où ils décident d’exclure Afilal. Selon ce communiqué, réplique à un autre communiqué d’Afilal, c’est Mohamed Larbi Kabbaj qui présidera aux destinées de l’UGTM en attendant le 6 août prochain. Cette décision est qualifiée de «légale» vu qu’elle émane du (vrai) bureau exécutif où 13 membres ont fait bloc derrière le maire de Fès. Cette instance compte actuellement 14 membres vu que trois ont changé, depuis, de syndicat. Virés par ou à cause d’Afilal, affirment des sources au sein de l’UGTM. C’est le samedi 6 août que devra se réunir le comité central de l’UGTM qui devra trancher quant au devenir de l’éternel patron de la Centrale syndicale proche du PI, à en croire le communiqué du «clan Chabat». En fait, en prenant la décision de virer ses quatre détracteurs, Afilal ne fait qu’anticiper les choses, vu que ces derniers préparaient une réunion du comité central pour la semaine prochaine. Réunion où le seul point à l’ordre du jour est justement de geler les activités de Abderrazzak Afilal, sinon de mettre fin, et pour de bon, à son long mandat à la tête de l’UGTM.
Réagissant, non sans humour, à son éviction, Hamid Chabat déclare à ALM que la chose «relève plutôt de la psychiatrie !». Afilal, pour le maire de Fès, estime en finir ainsi avec ses éventuels successeurs à la tête de l’UGTM, mais c’est « une décision tirée par les cheveux », ajoute-t-il.Pour Hamid Chabat, Afilal ne peut réunir une dizaine de personnes, dont sa femme et son fils, et décider ainsi de virer des responsables du syndicat. Une telle décision, même dans le cas d’un militant de base, revient selon les règlements de l’UGTM à un comité de discipline qui se réunit, auditionne le syndicaliste concerné avant d’établir un rapport à l’attention du comité central. Et c’est finalement à cette instance que revient de donner suite ou non à la demande de radiation de tel ou tel autre syndicaliste. Chabat et la majorité des membres du bureau exécutif, eux, tiennent toujours à clarifier les choses. Le rendez-vous du 6 août est maintenu, à moins d’un nouveau rebondissement. Ce jour-là, c’est le comité central qui sera amené à trancher quant à l’avenir de Abderrazzak Afilal même si, de l’aveu même de Chabat, il ne sera pas exigé du patron de l’UGTM de partir (l’article 17 du règlement de l’UGTM le prévoit à la majorité des 124 membres). « Nous sommes pour qu’il reste malgré son état de santé, mais qu’il laisse d’autres travailler comme le font MM. Amaoui et Benseddik », affirme Chabat qui ajoute que déjà la situation de la Centrale, sur l’échiquier syndical national, n’a rien de rassurant. Les rivaux d’Afilal lui reprochent le fait qu’aujourd’hui l’UGTM arrive en cinquième position derrière d’autres syndicats nationaux. Anecdote, entre autres, Titna Mohamed Alaoui vient d’être viré pour la sixième fois ! Lors des cinq autres «débarquements», il a toujours été «amnistié» par Afilal. Contacté à plusieurs reprises par ALM pour avoir sa version, M. Afilal semble avoir boudé le bouton «Ok» de son téléphone. La situation empire ainsi à l’UGTM. La semaine dernière, c’est Abbas El Fassi qui a été appelé à intervenir pour calmer le jeu au sein de
que le chef de file istiqlalien lui-même est en conflit ouvert avec Afilal. Le premier accuse le deuxième de mauvaise gestion des affaires de l’UGTM, le deuxième lui renvoie ses critiques en l’accusant de s’être écarté, dans la gestion du Parti de l’Istiqlal, des principes du fondateur Allal El Fassi.
Les choses se compliquent également davantage quand on sait qu’un autre enjeu, plus grand encore, est pris en compte. Abbas El Fassi chercherait à modifier les statuts du parti de l’Istiqlal pour pouvoir briguer un troisième mandat. Abdelhamid Aouad, lui, entre en scène avec une campagne avant terme où il compte énormément sur l’apport de Abderrazzak Afilal. On prête, en plus, à ce dernier l’attention de «léguer» l’UGTM à son fils Rachid. Desseins qui butent toujours sur des écueils nommés Chabat et compagnie. Ces mêmes que M. Afilal taxe de personnes sans réelles assises au sein de l’UGTM, et moins au sein du PI.L’on en saura encore plus avec la réunion du comité central convoquée pour le 6 août prochain. A moins que la crise ne soit contournée, pour le moment, comme c’est arrivé à maintes reprises. Mais, à y voir de près dans les rebondissements du jeudi 28 juillet, cela relèverait du miracle.
Le 29-7-2005
http://www.aujourdhui.ma/nation-details38212.html
L’Istiqlal à couteaux tirés
Abbas El Fassi est appelé à calmer le jeu au sein de l’UGTM. Abderrazak Afilal est de plus en plus contesté. Aouad s’engage en campagne précoce pour le secrétariat général et Chabat fait tout pour lui barrer la route.
Les héritiers de Allal El Fassi s’entre-déchirent. Pour plusieurs Istiqlaliens, il s’agirait-là d’un euphémisme. Et de taille. Avec un Abbas El Fassi qui en veut à Aberrazzak Afilal, ce dernier qui lui renvoie les mêmes «amabilités», le puissant maire de Fès, Hamid Chabat, qui mène la fronde contre le patron de l’UGTM, mais aussi contre Abdelhamid Aouad, ce dernier encore qui se serait engagé, avant terme, dans une course au premier poste du parti, l’on n’est pas sorti de l’auberge… istiqlalienne! Tout d’abord, rien ne va plus à l’UGTM, la citadelle d’Afilal assiégée par les amis de Chabat. Ce dernier se trouve à la tête de 13 membres du bureau exécutif de la centrale syndicale (sur 17) à accuser Afilal de «mauvaise gestion» et de «marginalisation» des membres de cette instance pour prendre des décisions unilatérales.
Les détracteurs de l’homme fort de Aïn Sebaâ demandent à faire jouer la loi et les règlements. Et surtout la réunion du bureau exécutif de l’UGTM dont les membres ne se sont pas retrouvés ensemble depuis près de trois ans. Les amis d’Afilal, eux, rétorquent que les «mécontents» n’ont aucune assise au sein de l’UGTM. Allusion, claire, faite à Chabat, Mohamed Larbi Kabbaj, Titna Mohamed Alaoui, Mohamed Benjelloun Andaloussi et Rachid Boutayeb, entre autres. Afilal, à en croire ses proches, aurait d’ailleurs donné des signaux comme quoi il serait partant, mais il devra le faire «avec les honneurs», comme nous le précise un syndicaliste. Un départ précipité de ce dernier signifierait la fin de l’UGTM déjà mise à mal ces derniers temps dans le paysage syndical national. De toutes les manières, assure notre interlocuteur, aucune relève ne saurait se faire sans l’avis et l’implication d’Abderrazzak Afilal. Relève ? Un autre mot qui fâche puisque l’on prête à Afilal la volonté de mettre au-devant de la scène un autre Afilal comme successeur. Si ce dernier dit s’interdire une telle initiative, plusieurs sources istiqlaliennes affirment le contraire puisque Rachid Afilal est poussé, du moins implicitement, à plus de visibilité. C’est ce fait d’ailleurs qui sera, entre autres, derrière les incidents qui ont émaillé la dernière réunion de la Jeunesse travailliste marocaine (JTM), autre instance de l’UGTM. Pour contourner cette nouvelle crise, qui s’ajoute aux déboires d’Afilal avec la justice, une réunion marathon a été tenue mardi à Rabat. Impliquant plus d’une cinquantaine de secrétaires provinciaux ou régionaux, secrétaires de syndicats affiliés et de fédérations de l’UGTM, le but était de rechercher une issue à la guerre qui s’est déclarée entre les frères ennemis. L’on apprend d’ailleurs qu’une lettre a été envoyée, à l’issue de cette réunion, à Abbas El Fassi. Ce dernier, qui devait en accuser de réception hier mercredi, y est appelé à intervenir pour clarifier les choses et mettre un terme aux guéguerres entre Istiqlaliens. Le S.G du PI, selon les termes de la lettre, devait fixer une date pour recevoir les signataires de cette lettre et surtout pour tirer la situation au clair.
Quand on sait que Abbas El Fassi a également proféré des critiques contre Afilal et que ce dernier, en cercle restreint, accuse le premier de « s’être écarté de la voie tracée par Allal El Fassi», on imagine un peu l’issue de cette grosse bagarre. D’autant plus, pour beaucoup d’Istiqlaliens, que Abbas El Fassi a fait de Chabat son «chouchou». «Chouchou» qui mobiliserait les siens (Fès, Meknès et régions) contre Afilal, mais aussi contre Abdelhamid Aouad.
C’est à l’actuel chef du groupe parlementaire PI qu’on prête de solides prétentions pour le poste de secrétaire général. En attesteraient les multiples sorties médiatiques, mais surtout la recherche de « renforts» auprès d’Afilal. C’est ce qui expliquerait sa présence au congrès de la JTM et le discours prononcé au nom du comité exécutif du PI sans avoir été mandaté pour le faire. Auparavant, le même Aouad a pris l’initiative d’assister au congrès de la femme istiqlalienne. Ces démarches, selon nos sources, ont été critiquées de manière virulente lors de la dernière réunion du comité exécutif.
Aouad patron de l’Istiqlal ? Une grande partie des Istiqlaliens sont sceptiques. L’homme manquerait de charisme et se serait fait de solides ennemis à Al Hoceïma et Taza, mais aussi dans son fief (Salé, Rabat et Khémisset). Lors d’une réunion de la Chabiba du parti, les jeunes lui auraient même signifié qu’il était «persona non grata». Et pour cause : Aouad aurait barré la route à plusieurs jeunes cadres du parti lors des candidatures pour les dernières élections législatives. A ce jour, ils n’ont ni oublié, encore moins pardonné. «Impardonnable» aussi est le qualificatif qui revient à propos de la candidature de Abdelhamid Aouad au perchoir de
du Parlement. Pour plusieurs Istiqlaliens, il aurait mis en jeu l’image du parti. D’ailleurs, rappelle-t-on, le comité exécutif, discutant de cette candidature et malgré le passage au vote, est resté divisé. Cerise sur le gâteau pour Aouad : il risque une «destitution» de son poste de chef du groupe PI lors de la prochaine rentrée parlementaire.En attendant que les choses se calment ou dégénèrent, si selon, au sein de l’UGTM, la course au poste de S.G du PI paraît prématurée même si, pour beaucoup, il y aurait plusieurs noms en lice. Et dont Abbas El Fassi himself au cas où ce dernier pousserait à, et réussirait, une révision du règlement du parti lui interdisant de briguer un troisième mandat.
Le 21-7-2005
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details37905.html
Manœuvre : L'UGTM dans la tourmente
Abderrazak Afilal ne sait plus à quel saint se vouer. Plusieurs membres du bureau exécutif de la centrale istiqlalienne dont Mohamed Laârbi Kebbaj,
, Rachid Bouteyeb, Mohamed Titna et Alaoui Hamid Chabat cherchent par tous les moyens à déstabiliser l'actuel secrétaire général. 14 membres du même bureau sur 21 contestent ouvertement la légitimité d'Afilal. Ce dernier a pourtant annoncé son départ lors du prochain congrès programmé pour septembre prochain. D'ailleurs, le parti a annulé une réunion du conseil national de l'UGTM pour éviter la confrontation entre le groupe d'Afilal et celui du maire de Fès, Hamid Chabat. Mais au-delà des clivages qui séparent les membres de l'UGTM, c'est l'après-Abbas El Fassi qui est en jeu. Abdelhamid Aouad serait le plus grand soutien de l'actuel secrétaire général de l'UGTM. Le but étant de placer un proche d'Afilal à la tête de
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=4718
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UGTM :
coordonnateur général de la Centrale (8/8/2005)
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Le Comité central de l¹Union général des travailleurs du Maroc (UGTM), réuni samedi à Rabat, en présence de la majorité de ses membres, après avoir suivi les exposés des membres de bureau exécutif concernant la situation du syndicat, soit avec les Universités, les syndicats nationaux ou les unions régionales, ou encore les différentes composantes de l¹Union, a démontré concrètement le besoin absolu à l¹acte engagé, qu¹a conduit le groupe au sein du bureau exécutif à prendre l¹initiative en vue de remettre les choses à leur place organisationnelle et redonner la crédibilité aux instances de l¹UGTM. Selon un communiqué de cette instance, les militants de la centrale syndicale ont passé en revue les conditions de gestion de l¹Union.
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http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=48001
Guerre des tranchées à l'UGTM
29.07.2005 | 15h12
Abderrazzak Afilal éjecte les mêmes membres qui l'ont destitué
Aberrazzak Afilal sera-t-il débarqué de l'UGTM ? C'est en tous les cas ce que laisse entendre un communiqué émanant de membres du bureaux exécutif de la centrale syndicale. Un contre communiqué est, cette fois-ci, signé Abderrazzak Afilal et qui fait par d'une décision du même bureau exécutif d'exclure quatre de ses membres, en l'occurrence Hamid Chabat, Mohamed Titna Alaoui, Mohamed Benjelloun Andaloussi et Mohamed Larbi Kabbaj. Ce dernier a, dans le même temps, été nommé par les siens coordinateur national et porte-parole officiel en attendant la tenue du comité central de l'UGTM.
La crise de la centrale syndicale, affiliée au parti de l'Istiqlal, a ainsi atteint son paroxysme. Abderrazzak Afilal contre tous. Il mène une offensive médiatique contre Abbas El Fassi, fustige ses détracteurs accusés de traîtres. Le secrétaire général de l'Istiqlal répond par des accusations du même acabit.
L'intervention du patron de l'Istiqlal dans les affaires de l'UGTM est saluée par Hamid Chabat et ses amis. Elle décriée par celui qui trône depuis plus de 44 ans à la tête de la centrale syndical. Près d'un demi siècle où il a été seul maître à bord.
Abderrazzak Afilal est, d'ailleurs, accusé de vouloir faire de l'UGTM "une affaire familiale". Son fils, Rachid Afilal serait ainsi poussé à des postes de premières lignes. L'accusation de date pas d'aujourd'hui. Il y a plus d'une année et demi, Abderrazzak afilal démentait sur nos propres colonnes de telles accusations.
La course au poste de l'UGTM est pour ainsi dire ouverte. Abderrazzak Afilal aurait manifesté son désir de se retirer. "Si ça ne tenait qu'à moi, je serais déjà parti.
J'ai d'ailleurs demandé, lors du dernier congrès de l'Istiqlal, à passer
Mais avant cela, l'UGTM, à travers ses fédérations et représentations sectorielles, devra valider ma demande de démission en mars prochain ". Cette réponse a été donnée par Abderrazzak Afilal lors d'une interview avec le magazine Tel Quel dans son numéro 156-157.
Visiblement, les collègues d'Afilal manquent de patience et veulent le voir partir dans l'immédiat. Celui-ci s'en défend et mène
La maison de l'Istiqlal est ainsi menacée par le feu. Les ambitions de certains cadres du parti, affichées clairement, pour les premiers postes ne sont pas pour éviter l'embrasement.
Khadija Ridouane | LE MATIN
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=50642
Guerre de succession à l’UGTM
Obligé d’intervenir, l’Istiqlal ajourne la tenue du Conseil national qui risquait de faire imploser le syndicat.
Sur 21 membres du bureau exécutif de l’UGTM, 14 mènent la fronde contre Abderrazak Afilal.
Mauvaise gestion, absence de démocratie interne : le président est sur la sellette.
Il y a comme qui dirait une ambiance de fin de règne à l’UGTM. Abderrazak Afilal, le secrétaire général de la centrale syndicale proche du parti de l’Istiqlal, chahuté depuis plusieurs mois déjà par la majorité des membres du bureau exécutif, a appelé, début juillet, à la tenue du Conseil national de l’UGTM pour le samedi 16 juillet, à Casablanca. Pris au dépourvu, les 14 membres du bureau exécutif - sur un total de 21, soit la majorité -, qui s’opposent à Abderrazak Afilal, ont également battu le rappel de leurs troupes. Chaque groupe voulait faire la démonstration de ses forces et, à la veille du 16 juillet, tous les éléments pour un affrontement étaient rassemblés. Il faut dire que les heurts qui s’étaient produits le samedi d’avant (8 juillet), entre pro et anti-Afilal, lors de la réunion des instances de la jeunesse ouvrière, avaient considérablement aggravé la tension et fait voler en éclats l’apparente cordialité qui régnait au sein du syndicat. Ces heurts risquaient de se reproduire, cette fois-ci, à grande échelle. En dernière minute, c’est le parti qui a dû siffler la fin des hostilités en ajournant sine die la réunion programmée du Conseil national.
En trois ans, l’UGTM a perdu du terrain
C’est donc l’Istiqlal, obligé de jouer l’arbitre pour éviter une catastrophe, qui hérite du conflit. Le parti avait-il le choix ? Certainement, mais il lui était difficile de refuser. Il ne peut plus feindre de ne pas voir ce qui se passe dans la plus grande organisation qui lui est «affiliée». D’ailleurs, il y a un mois environ, les 14 contestataires, avec à leur tête Mohamed Titna Alaoui, Mohamed Larbi Kebbaj et Mohamed Benjelloun Andaloussi, ont adressé une lettre au comité exécutif du parti pour lui demander d’intervenir auprès de Abderrazak Afilal afin qu’il réunisse les instances du syndicat. Selon des sources proches de la direction de l’Istiqlal, c’est suite à des pressions exercées par le comité exécutif qu’Afilal a décidé de réunir le conseil national... à ses conditions, bien sûr.
«Nous avons contacté la direction du parti parce que nous sommes tous des istiqlaliens et que nous voulons éviter la scission au sein du syndicat», explique Mohamed Larbi Kebbaj, membre du bureau exécutif de l’UGTM. «Nous n’avons rien contre la personne d’Afilal. C’est quelqu’un qui a beaucoup donné au syndicat. Ce n’est pas un conflit de personnes mais de gestion. Depuis trois ans, nous avons constaté que l’UGTM a perdu beaucoup de terrain, notamment lors des élections législatives à
, mais également au niveau des représentants des syndicats dans le conseil d’administration de la caisse des retraités», souligne Mohamed Titna Alaoui, membre du bureau exécutif.
Si les précautions d’usage sont prises, dans la pure tradition istiqlalienne, le réquisitoire est néanmoins implacable. Nombre d’observateurs pensent que ces manœuvres augurent d’une guerre de succession qui ne révèle pas encore son vrai visage et qui ne tardera pas à éclabousser le parti à son tour. M. Titna Alaoui se veut rassurant à cet égard : «Nous ne sommes pas intéressés par le départ de M. Afilal. Si nous demandons la tenue du congrès, c’est parce que le délai est dépassé depuis plusieurs mois. Le congrès aurait dû être tenu en novembre 2004.» Cependant, qui dit congrès dit succession, et c’est là que toutes les voies convergent...
Selon ses proches, Afilal serait partant
D’après une source proche de Abderrazak Afilal, ce dernier est désireux de quitter la centrale syndicale aux destinées de laquelle il préside depuis le début des années soixante. Qu’est-ce qui pose problème alors ? «Afilal ne quittera l’UGTM qu’après avoir verrouillé toutes les instances du syndicat et, ainsi, il aura toujours la haute main sur la gestion même après son départ. D’ailleurs, cela a été déjà fait pour les présidents des fédérations et les secrétaires provinciaux», souligne un de ses amis. A cette analyse répond celle de Mohamed Larbi Kebbaj, pour lequel l’objectif du groupe des contestataires n’est pas le renversement du secrétaire général actuel. «Nous agissons avec beaucoup de retenue. Si nous avions voulu la tête d’Afilal, nous l’aurions obtenue en ayant recours à l’article 17 du statut interne du syndicat», précise-t-il. Encore une fois, entre istiqlaliens, ce sont les bonnes manières qui prévalent... même quand les épées ont été sorties de leurs fourreaux.
De son côté, Abderrazak Afilal affiche une sérénité à toute épreuve. Pour lui, le congrès devrait se tenir dès la prochaine rentrée politique «avec les vrais militants du syndicat», assène-t-il. Ceux-là mêmes que M. Kebbaj accuse d’être des «parachutés sans base syndicale ni légitimité historique». Si, jusque-là, les dérapages des uns et des autres sont contrôlés, les choses devraient vite évoluer, surtout vers le début de septembre qui signe la rentrée politique. Selon un proche de M. Afilal, celui-ci n’est pas affaibli par l’affaire Lâafoura-Slimani, même si certains le pensent. «Afilal est doublement visé, par l’USFP et par certains milieux de l’Istiqlal. Abbas El Fassi ne fait malheureusement rien pour le soutenir, même s’il sait que c’est le parti qu’on veut décrédibiliser à travers Afilal», s’indigne un membre du comité exécutif de l’Istiqlal. La bataille autour de l’UGTM a des allures de règlement de comptes avec, en filigrane, la succession de Abbas Al Fassi à la tête de l’Istiqlal. Chaque clan fourbit ses armes et consolide ses appuis avant la date fatidique du congrès du parti, en 2007... «Si jamais ça dégénère, les caciques du parti ne joueront plus aux Casques bleus, ils mettront la main à la pâte et imposeront leurs hommes au syndicat et au parti», résume un connaisseur des arcanes du parti... En attendant, une question reste posée : que va faire Abderrazak Afilal ? S’étant engagé dans un premier temps à répondre à nos nombreuses questions, il s’y est refusé par la suite .
La bataille autour du poste de Abderrezak Afilal, à la tête de l’UGTM, préfigure-t-elle une autre bataille pour la succession au sein du parti de l’Istiqlal ?
Karim Douichi
Publié le : 22/07/2005
http://www.lavieeco.com/Politique/desuccessionlUGTM
Abderazak Afilal, 74 ans : Une exception marocaine
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Si quelqu’un menace de battre, un jour, le record de longévité de Mahjoub Benseddik, c’est bien lui. Abderrazak Afilal El-Alami Idrissi est à la tête de l’UGTM, syndicat proche de l’Istiqlal, depuis 1960. Soit un règne de 44 ans, toujours en cours. Il incarne corps et âme ce syndicat, initialement monté pour contre-carrer la suprématie de l’UMT. Afilal, à la différence des autres, a été très longtemps étroitement lié à la gestion des affaires locales, notamment dans sa commune de Aïn Sebaâ-Hay Mohammedi, l’une des plus riches à travers tout le royaume. Et il n’a toujours pas abdiqué. À soixante-dix ans passés, Afilal a été de nouveau porté au Parlement aux dernières élections, et même au CCDH pour se pencher sur les grands chantiers des droits de l’homme. Mieux, Afilal peut s’appuyer depuis les législatives de 2002 sur sa femme Mahjouba Zoubaïri, elle aussi députée istiqlalienne, pour l’accompagner jusqu’à l’enceinte parlementaire. Exceptionnel.
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http://www.telquel-online.com/125/sujet2.shtml
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L'UGTM au bord de l'éclatement : Les jours difficiles de Abderazzak Afilal
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