Notes de lectures

Mardi 9 novembre 2004 2 09 /11 /2004 00:00

Notes glanées au gré de ma lecture de :

-          «Les Secrets de la Langue française» d'André Dulière (Elève de Grevisse)

-          «Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres» d'Albert Memmi. Ed. Gallimard.

-          «Le futur du monde arabe a-t-il de l'avenir ?» d'Abdellatif Laroui. Ed. Publisud.

-          Un humoriste a pu remarquer que les statistiques sont souvent pareilles aux «bikinis» : C'est très suggestif, mais ça cache l'essentiel.

-          «L'art de poncturer est plus précieux à mon sens que l'orthographe : car l'orthographe relève au fond de la mémoire, mais le sens de la différence entre le «point et virgule» et les deux «points» manifeste de la pensée. Et penser vaut mieux que se souvenir», Jean Guitton.

-          «La ponctuation est la respiration de la phrase», Fernand Gregh.

-          La soupe à la même consistance, il n'y a qu'un changement de maître, quelquefois plus tyrannique que le précédent; comme les sangsues neuves, les nouvelles classes dirigeantes sont même plus avides.

 -          Il n'est pas scandaleux de s'enrichir, à condition que ce ne soit pas en pressurant autrui; or, dans ces malheureux pas (devinez lesquels !), la tonte est sans pitié, et c'est merveille que l'on puisse encore la pratiquer sur des moutons qui n'ont presque plus de laine sur le dos.

-          On se souvient des afflux de l'or des conquistadores qui, en donnant une prospérité apparente à l'Espagne, l'ont transformée au contraire en obèse infirme.

-          L'habituel humour des dominés a noté que les potentats ne quittent le pouvoir que dans un cercueil. 

-          Aucun régime toutefois, même totalement policier, n'est hermétique, à l'abri de quelque convulsion inopinée; une fissure peut apparaître par où pourrait passer une lave incandescente. 

-          Le parler d'une nation ne se décide pas par une oukase. 

-          Les gens d'argent ne s'intéressent qu'à l'argent, ils seraient prêts à une paix armée avec le diable s'il le fallait. Les religionistes veulent tout, les corps et les âmes.

 

-          Le monde arabe, quant à lui, qu'il le veuille ou non, est pris dans cette turbulence (en parlant de la mondialisation). Et bien qu'il dispose de grandes richesses, tant sur le plan humain que sur le plan des ressources naturelles, son potentiel est malheureusement broyé, gaspillé par des structures archaïques et une vision de la société rigide et poussiéreuse, cherchant encore et toujours à expliquer les réalités d'aujourd'hui et de demain avec les idée d'hier…  

-          Soit nous nous adaptons (nous les arabes et musulmans) au nouvel environnement économique et culturel, soit nous périssons par lui. 

-          Alors, afin d'éviter que le futur n'arrive trop tôt et que l'onde de choc ne nous submerge, un seul mot d'ordre : la mobilisation de toutes les énergies et la mise en place de stratégie préparant à la démocratie. La Liberté, l'accès au savoir et surtout une laïcité qui rompt le lien entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel en sont les conditions vitales pour qu'un destin collectif soit encore possible. 

-          A travers le miroir (tendu par l'auteur) :imaginons que la population du monde arabe se réduise proportionnellement à un village de 100 habitants. 90 personnes vivraient en dessous du seuil de la pauvreté, 6 feraient partie de la classe moyenne et les 4 personnes qui restent posséderaient 95% des richesses du village. Parmi ces habitants, un seul aurait un diplôme universitaire, 27 seraient alphabétisés ou de niveau secondaire et 72 personnes baigneraient dans l'ignorance la plus totale, les femmes étant bien entendu les plus défavorisées. 

-          La coercition conduit à la soumission, qui elle entraîne une infantilisation (ne décidant rien par soi-même, on abdique devant les forces dominantes) et à une déresponsabilisation (coupable de rien puisque responsable de rien). 

-          Par laïcité nous entendons non pas la négation du fait religieux, mais plutôt l'émancipation de l'Etat de la mainmise religieuse. 

-          Partout dans le monde musulman, ils (en parlant de ce que l'auteur appelle les homo-islamicus) s'organisent afin de s'accaparer le pouvoir avec le même leitmotiv : construire le futur avec le passé, ce qui revient à faire de l'avenir un futur antérieur.  

-          Quelle réponse la culture arabe fournit-elle en dehors d'un silence assourdissant ? 

-          Si nous investissons dans le savoir, nous sèmerons les germes de la liberté que le temps finira par féconder. Autrement nous pouvons nous poser la question de savoir si nous sommes encore utiles à ce monde.  

Une question à un dirham :

Sommes-nous (arabes et musulmans) utiles à ce monde ?

Retour à la page d'accueil

 

Par Mohamed Zainabi - Publié dans : Notes de lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 11 avril 2005 1 11 /04 /2005 00:00

un_aller_simpleD’abord je m’excuse pour mon silence qui s’est, cette fois encore, un peu prolongé. J’ai mes raisons. J’ai consacré beaucoup de temps à la maîtrise de SPIP. Il s’agit d’un outil libre de dynamisation et de conception de sites web. Premier résultat : interviews.ma . Je serai heureux de lire vos commentaires quant à l’idée de la création de ce site, le premier du genre au Maroc à être exclusivement et entièrement aux interviews. U passage, j’ai aussi lu un roman-en livre de poche- désopilant que je vous conseille vivement. Ce n’est pas pour rien que son auteur a reçu pour l’avoir écrit le prix Goncourt 1994. Titre du roman : Un aller simple de Didier van Gauwelaert. Un avant goût: Aziz est un jeune français de Marseille de 19 ans. Bébé, il a été volé avec la voiture dans laquelle il dormait, et il fut ensuite élevé chez les gitans qui l'ont appelé Aziz et lui ont procuré des papiers d'identité marocains. Arrêté par la police, il passe pour un clandestin marocain, et va alors être ramené dans son "faux" pays (expulsion en douceur) par un jeune énarque -un attaché humanitaire dénommé Jean-Pierre- inexpérimenté et en pleine dépression... Ce dernier est chargé de ramener ce jeune homme dans le pays d'où il vient, le Maroc... et qui n'est pas du tout le sien. L'attaché humanitaire a de la bonne volonté. Et Aziz va le trouver attachant en comprenant que ce fonctionnaire souffre lui-même d'une sorte d'expulsion, conjugale. Aziz enjolive la réalité de sa vie et emprunte à une légende l'histoire de sa prétendue ville natale. Sous le charme, Jean-Pierre songe à consacrer un livre à cette équipée, riche en aventures. Des aventures que les mots bien choisis de l’auteur rendent à la fois merveilleuses. A lire ! Voir la biographie de l’auteur: ici.

Quelques une des citations tirées du roman Aller simple:

- Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.

- C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.

-Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.

Par Mohamed Zainabi - Publié dans : Notes de lectures
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 1 juillet 2005 5 01 /07 /2005 00:00

J’aimerais bien partager avec vous cette lecture, émouvante parce  si humaine. Merci à mon ami Jacques qui me l’a conseillée.

Chronique - LA PLUME BUISSONNIÈRE / Vu du mur... Par : MYRIAM TONUS (Libre.be)

Jérusalem, Qalqilya, mur des Lamentations et celui des colonies... Sans haine ni a priori, j'y ai vu l'humiliation et la peur, la sale peur, entretenue, première règle de ce grand jeu de l'absurde

MYRIAM TONUS, chroniqueuse

Qu'est-ce donc qui m'autorise à parler de Jérusalem et de Qalqilya, du mur des Lamentations et de celui des colonies, moi qui ne suis ni juive ni palestinienne - et qui me sens pourtant l'une et l'autre, fille d'une mère qui passa sa jeunesse parisienne sous la botte allemande et d'un père qui passa la sienne dans un camp au fond de la Pologne. Fille de deux jeunesses pauvres, bousillées par la peur, la haine, le mépris et la colère et qui jamais ne s'en remirent. Qu'est-ce donc qui m'autorise à parler, sinon ce souffle d'une commune humanité, infiniment fragile, que l'on ne peut ni enfermer, ni s'annexer?

Pour lire la suite : La Libre.be

Par Zainabi - Publié dans : Notes de lectures
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus