Actu Sociale

Mardi 30 novembre 2004 2 30 /11 /2004 00:00

Treize ouvriers des mines d’Imini à Ouarzazate, au Maroc, ont comparu le 11 novembre devant la cour d’appel de la ville et encourent des peines allant de 15 à 20 ans de prison. Employés dans les mines de manganèse d’Imini, dirigées par la SACEM (Société anonyme chérifienne d’études minières), ces travailleurs ont été arrêtés suite à leur participation à un mouvement de grève contre la diminution de salaire de 50% qui leur a été imposée en octobre 2002, la direction de la SACEM prétextant des difficultés économiques. Leur couverture médicale et sociale aurait également subi des atteintes.
Après plus de dix-huit mois de manifestations, en particulier devant le siège local de la société à Ougoug, la direction a mis en oeuvre les grands moyens pour intimider les travailleurs, cependant que des militants syndicaux et d’autres employés de la mine avaient décidé de porter le conflit devant le Comité provincial de règlement de conflit, une instance paritaire censée avoir un rôle de médiateur. La direction, appuyée par les autorités locales, aurait organisé un groupe de 120 briseurs de grève, en recrutant pour l’occasion des chômeurs et des journaliers sous prétexte de les emmener en autocar sur un tournage de film. En fait de tournage, c’est à un affrontement avec les mineurs que la direction a entraîné les ouvriers mensongèrement recrutés.

Des blessés ont été recensés à la suite de l’affrontement, et un ouvrier "jaune" recruté par la direction dans le cadre de cette manoeuvre sordide semble être décédé à l’hôpital, dans des circonstances extrêmement floues. Déjà choqués, les mineurs grévistes ont vu plusieurs des leurs arrêtés puis mis en cause, notamment pour ce décès.

Sans connaître encore les conclusions du tribunal, on ne peut que s’indigner devant la répression que subissent ces militants ouvriers.

Viviane LAFONT

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/article.php?LO=1895&ARTICLE=43
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Mardi 30 novembre 2004 2 30 /11 /2004 00:00

Photo Maroc Hebdo

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la violence à l'égard des femmes, l'Association Marocaine pour les Droits des Femmes (Centre FAMA), organise une conférence de presse sur : '' La réalité de la violence à l'encontre des femmes : défis et contraintes".

Cette conférence de presse est axée sur les points suivants :

- Un rapport sur les activités du Centre FAMA relatant les cas de violence traités par ce Centre

- Des témoignages de femmes victimes de violence.

- Un synopsis sur les difficultés et les entraves juridiques de la lutte contre la violence à l'encontre des femmes.

Cette conférence aura lieu à l'Hôtel IDOU ANFA à Casablanca, le Mardi 07 Décembre 2004 à 17h00.
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Jeudi 9 décembre 2004 4 09 /12 /2004 00:00

Lors de la présentation par l'AMDF de son rapport annuel sur les cas de  violence examinés en 2004 par son centre FAMA, des témoignages poignants ont été donnés par des victimes directes ou indirectes de violence :

-         La mère d'Amal Samih, une jeune fille assassinée par son violeur a déclaré : «L'assassin de ma fille l'a d'abord violé après l'avoir enlevée et séquestrée. J'ai alerté la police de ces faits. Mais, au terme d'une confrontation sommaire avec l'agresseur, ce dernier a été relâché pour des raisons que j'ignore. Nous avons vécu, ma fille et moi, sous la terreur de la menace permanente de cet agresseur. Mais fille a dû se cacher une quinzaine de jours pur échapper à une autre agression. Et le jour où elle a décidé de sortir de l'ombre, son violeur l'a sauvagement assassinée en lui taillant le visage par un coutelas. Que me sert maintenant après la perte de ma fille de savoir son assassin emprisonné à perpétuité puisque la police qui n'a pas pris au sérieux nos plaintes et la justice n'ont pas rempli le devoir de nous protéger contre ce criminel?».

-         Une autre mère dont la fille qui a été violée en août dernier à l'âge de 13 ans s'est écriée, révoltée: «Dois-je attendre à mon tour que ma fille subisse le même sort avant que l'on daigne me protéger? Ma fille, A.S, âgé à peine de 13 ans a été violée par un repris de justice qui se trouve être notre voisin au quartier de Sidi Othmane. Malgré le procès que nous lui avons intenté, ce criminel court librement les rues et nous empoisonne la vie en nous menaçant et en nous vouant aux gémonies de tout le quartier. A cause de lui, ma fille a mis fin à sa scolarité. J'attends que justice me soit rendue. Je veux croire que l'on ne vive pas au Maroc à Bled Siba».

-         Violence conjugale à Mohammedia

Il y a quelques mois, à Mohammedia, une femme a reçu vingt-six coups de couteau de la part de son mari et est décédée des suites de ses blessures. La victime s'était plainte à plusieurs reprises de ce qu'elle endure avec son mari sans que personne ne l'ait secouru. Halima Erridi, une autre victime de la violence conjugale a failli avoir le même sort. Mais, en perdant la raison, elle s'en est sortie avec un handicap à vie.

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Jeudi 9 décembre 2004 4 09 /12 /2004 00:00

Cette jeune femme a été si violentée par son mari, qu'elle en a perdu la raison...

 

Classification juridique des cas examinés par le Centre Fama en 2004

      Nature des cas         Nombre

Code du statut personnel : 332

Code pénal                      : 230

Code civil                        : 37

Code du travail                : 11

Total                                : 610

Classification des cas de violence selon le code pénal

Forme de violence                 Nombre de cas

Coups                                     :           244

Insulte et humiliation            :           306

Blessure                                  :           37

Viol                                         :           18

Harcèlement sexuel               :           15

Meurtre                                  :           2

Classification des formes de violence-2004 selon FAMA

Genre              Violence physique  Violence psychique  Violence sexuelle   Total

Nombre                      283                  306                        33              622

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Jeudi 9 décembre 2004 4 09 /12 /2004 00:00

Le Maroc comme le reste des pays du monde commémore le 25 novembre de chaque année la journée mondiale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, c'est surtout pendant cette journée que l'on parle avec prolixité de ce phénomène dans le cadre de rencontres tenues à l'occasion et également dans la presse. La mémoire collective se remémore aussi, occasionnellement, ce phénomène quand la société reçoit sur les bras le cadavre inanimé de l'une ou l'autre femme atrocement massacrée. Ce fut le cas quand le Maroc a été secoué par le crime odieux d'un pyromane qui a brûlé vive la jeune Malika; ce fut aussi le cas quand, plus récemment, un violeur que la justice n'a pas voulu protéger contre lui-même, a assassiné la jeune Amal Samih... Mais, après des moments d'épanchement émotionnel primaire et de simples pleurnicheries qui ne changent rien à la situation des femmes victimes de la violence, le sujet est jeté après chaque drame aux oubliettes…en attendant un nouveau drame.

Pourtant, dans une société phallocratique telle que la société marocaine, la violence que subissent les femmes est quotidienne, permanente. Ses victimes sont ces épouses que des maris masochistes et sadiques frappent, séquestrent, violent, insultent ou maltraitent impunément; ces sœurs que des frères ou des tuteurs violentent pour les assujettir à une obéissance de chiennes de garde; ces petites bonnes auxquelles des «patronnes» sans cœur font subir le martyre; ces armées de travailleuses que des employeurs exploitent et que des assoiffés sexuels considèrent comme des objets sexuels; ces nombreuses fillettes, filles et femmes que des inconnus agressent de différentes façons au vu et au su de tout le monde…

Contre ces crimes qui restent, le plus souvent, impunis, voire tus à jamais; une action permanente est demandée. Dans ce cadre les efforts déployés par des acteurs actifs de la société civile sont louables à plusieurs égards. Ce sont eux qui ont permis de briser le silence en encourageant des femmes victimes de violence à élever leur voix pour témoigner de leurs souffrances. Des centres d'accueil de ces femmes, tel celui de FAMA à Casablanca ouvert par l'Association Marocaine des Droits des Femmes (AMDF), a permis la collecte de précieuses informations qui ont ouvert la voie à une prise de conscience collective de l'ampleur du phénomène. Ces chiffres présentés par cette association à travers son rapport 2004, sont effarants. Ils se passent de tout commentaire et en appellent à une action rapide et efficace contre le drame des femmes victimes de la violence.

Cependant, le travail effectué par ces acteurs, souffrant de manque de moyens tant moyens que matériels et auxquels l'Etat refuse -même pour les plus actifs d'entre eux- la reconnaissance de leur utilité publique-, ne peut suffire pour combattre un fléau aussi ancré dans l'esprit du Marocain que celui de la violence contre la femme, qu'elle soit la fille, l'épouse, la bonne, la travailleuse, la sœur, l'inconnue… Ce phénomène ne peut être atténué qu'au moyen d'une stratégie d'ensemble qui doit mener au front de ce combat, aux côtés de la justice et des pouvoirs publics, l'ensemble des véritables citoyens.

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Lundi 13 décembre 2004 1 13 /12 /2004 00:00

Les footballeurs brésilien, Ronaldo et français, Zinedine Zidane, en leur qualité d`ambassadeurs itinérants du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), ont invité les plus grandes stars du football mondial à se joindre à eux lors de la seconde édition du "Match contre la pauvreté" qui aura lieu le 14 décembre prochain à Madrid, Espagne, a appris la PANA de source officielle. Ronaldo et Zidane seront les capitaines de chacune des deux équipes. L`objectif de cette rencontre est de récolter des fonds pour des projets de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. Pierluigi Collina, un ancien arbitre de la FIFA d`origine italienne et l`un des plus brillants sifflets en son temps, a accepté d`arbitrer cette rencontre. "Nous ne pouvions rester sur l`énorme succès de la première édition du "Match contre la pauvreté". Aussi longtemps que la pauvreté continuera de frapper un cinquième de la population mondiale, nous devons intensifier nos efforts pour la vaincre", ont déclaré Ronaldo et Zidane dans un communiqué.Ils ont exprimé leur détermination à lutter contre la faim. "Cette fois-ci, en organisant le "Match contre la pauvreté" en Espagne grâce au soutien du Real Madrid, nous espérons sensibiliser davantage de personnes sur le fait qu`il est de la responsabilité de tout le monde que nous atteignions le délai de 2015 fixé par les dirigeants du monde pour réduire la pauvreté de moitié". Le match fera la promotion des Objectifs du développement pour le millénaire (ODM) auxquels les gouvernements ont souscrit lors d`une Assemblée générale de l`ONU en 2000.
Les recettes tirées de la vente des billets financeront des projets de lutte contre la pauvreté sélectionnés par le PNUD dans des pays en développement et aideront à mobiliser la population autour du globe pour la réalisation des ODM.
Le premier match contre la pauvreté, qui s`était déroulé en 2003 à Bâle en Suisse, avait rapporté plus d`un million de francs suisses.
Ces fonds ont été injectés dans des projets au Brésil, aux Comores, en Guinée-Bissau, au Maroc, en Namibie, au Sri Lanka et au Vietnam.
Ils ont servi à la création de petites entreprises pour les femmes et à la construction de centres sportifs pour les enfants de la rue et les groupes à faible revenu.
"Ce match a lieu à un moment crucial pour le monde", a indiqué Mark Malloch Brown, l`administrateur du PNUD.
"L`année 2005 est une année cruciale pour la réalisation des ODM d`ici à 2015, durant laquelle le monde doit trouver la volonté et les ressources pour éliminer la misère et la faim", a-t-il dit.
La Fédaration internationale de football (FIFA) soutient cette rencontre ainsi que les géants de la fabrication d`articles de sports comme Nike et Adidas, qui offrent l`équipement aux équipes de Ronaldo et Zidane.
En partenariat avec le PNUD, le match est organisé par la firme de promotion du sport "Starzone" avec le soutien du Real Madrid FC pour 70.000 spectateurs.

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Lundi 13 décembre 2004 1 13 /12 /2004 00:00

Le syndicalisme, qui a contribué à la lutte pour les indépendances et a constitué une pépinière de cadres formés, a-t-il été et est-il encore, sur le continent africain, un acteur du développement? A-t-il pu se départir d’une relation parfois ambiguë avec les pouvoirs politiques? Est-il parvenu à

sortir du dilemme «unité – pluralisme »? Cet ouvrage apporte à ces questions deux types de réponses: l’une, sous la forme d’une approche de l’histoire du syndicalisme en Afrique; l’autre, par les témoignages de huit acteurs ou anciens acteurs pleinement engagés dans ce mouvement. Ce livre est une initiative de la CMT, de la CSC de Belgique et de l’ONG Solidarité mondiale. Il a été réalisé sous la direction de Gérard Fonteneau  avec la collaboration de Noël Madounga et d’André Linard.

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 17 décembre 2004 5 17 /12 /2004 00:00

Maintenant, il faut agir, vite !

Rabat a abrité du 14 au 16 décembre courant la 2ème Conférence Arabo-Africaine  sur «La vulnérabilité de l'enfance face à l'exploitation, la violence et l'abus sexuel». Placée sous le Haut patronage de S.M Mohamed VI, cet événement a été organisé par le Secrétariat d'Etat chargé de la Famille, de l'Enfance et des Personnes Handicapées avec l'appui notamment de l'UNICEF, du Bureau International du Travail (BIT), d'IPEC (programme international du BIT pour l'abolition du travail des enfants) et de l'ECPAT (un réseau international d'organisations luttant contre le trafic des enfants à des fins sexuelles ainsi que la prostitution et la pornographie enfantines), de l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), d'Interpol de terre des Hommes et de l'ONG «Save The Children». Il a rassemblé environ quatre cents participants venus d'une cinquantaine de pays arabes et africains. Les débats ont été essentiellement axés sur la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants. Dans ce cadre, les participants ont dressé le bilan des résultats obtenus dans les pays arabes et africains en regard des engagements qu'ils ont pris lors du Congrès Mondial contre l'exploitation sexuelle des Enfants tenu à Stockholm en 1996, du Congrès de Yokohama tenu en 2001 contre l'exploitation sexuelle des Enfants à des fins commerciales, de la première conférence sur l'exploitation sexuelle des enfants tenue à Rabat en 2001 et de la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies consacrée aux enfants en 2002 à New York. A ce propos, il a été constaté que des progrès ont été enregistrés dans plusieurs pays arabes et africains. A titre indicatif, 23 des 24 pays de la région d'Afrique de l'Ouest et du centre ont désigné un ministre «point focal» pour coordonner les actions menées dans le domaine de la protection de l'enfance. Dans cette même perspective, d'autres pays ont mis en place un plan national et/ou harmonisé les législations nationales avec des conventions internationales. Mais, devant la complexité du phénomène de l'exploitation sexuelle des enfants qui, selon les pays, va en s'aggravant soit à cause de la pauvreté, de la dislocation familiale, des conflits armés, de la migration ou encore du tourisme sexuel…; les participants à la Conférence de Rabat ont émis de nouvelles recommandations pour mieux protéger les enfants face aux dangers de l'exploitation sexuelle. Les principales recommandations émises ont appelé à inscrire la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants comme priorité dans le processus du développement durable, à améliorer l'accès des enfants à l'information, à mettre en place des structures de surveillance dédiées aux enfants à haut risque, à développer davantage des instruments d'identification et de contrôle des réseaux d'exploitation des enfants, à criminaliser toutes les atteintes et agressions sexuelles sur les enfants, à impliquer les médias dans la stratégie de lutte contre ce phénomène et à renforcer la coopération internationale pour la protection des enfants.  Les Etats ont été exhortés d'allouer des ressources conséquentes pour que les objectifs tracés dans ce cadre soient atteints.

Le Maroc, pour qu'il soit réellement digne de ses enfants, pourrait s'inspirer de ces recommandations pour rendre encore plus pertinent son projet de Plan National pour l'enfance. Lequel devrait être lancé dès l'année  prochaine et s'étaler jusqu'en 2015.

Déclarations:

Thomas Mc Dermott, directeur régional de l'UNICEF pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord:

«Le leadership du Maroc est incontestable en matière de protection de l'enfance en Afrique et dans le monde arabe».

Zohreh Tabatabai, directrice du département de communication du Bureau International du Travail

«… Il faudrait surtout, pour protéger efficacement les enfants, s'attaquer au problème de la pauvreté qui est la véritable source dont se nourrit les pires épiphénomènes que peut connaître toute société».

Josephine De Linde, présidente d'ECPAT (Réseau international d'organisations luttant contre le trafic des enfants à des fins sexuelles ainsi que la prostitution et la pornographie enfantines):

«Les résultats de la Conférence de rabat guideront pour les années à venir le combat mené contre les exploiteurs et abuseurs des enfants dans le monde arabo-africain.»

Michel Grégoire, Conseiller technique principal du BIT dans le projet de lutte contre le trafic des enfants en Afrique de l'Ouest et du Centre (Luterna):

«Désormais, le mot d'ordre qui doit être partout lancé est «tolérance zéro» en ce qui concerne toues les formes d'exploitation des enfants, tant dans le domaine des pires formes du travail des enfants que dans celui de leur exploitation sexuelle à des fins commerciales ou autres…».

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Lundi 17 janvier 2005 1 17 /01 /2005 00:00

Quelque 500 000 personnes  exercent la mendicité au Maroc d'une façon permanente ou  occasionnelle selon une enquête sur la mendicité des enfants âgés  de moins de 12 ans au cours de l'année 2004 dans la wilaya de  Rabat-Salé-Skhirat-Témara, rendue publique vendredi à Rabat. 

     Cette étude, réalisée par la Ligue marocaine pour la  protection de l'Enfance en collaboration avec l'Entraide nationale et l'appui du ministère marocain de la Santé, relève que le  gouvernement dépense annuellement 37,6 millions de dirhams dans la lutte contre la mendicité et l'exclusion  sociale. 

     La propagation de la pauvreté dans une grande majorité de la  population est le principal facteur qui pousse cette catégorie à  exercer la "profession" de mendiant , rapporte le document  soulignant que cette population bénéficie d'une aide financière  qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie internationale de  lutte contre la pauvreté. 

     L'étude a été réalisée auprès de trois échantillons d'enfants. Le premier a été focalisé sur les enfants âgés de moins de 7 ans  accompagnés par une personne de plus de 18 ans (273), le second  échantillon a porté sur 230 enfants âgés de 8 à 12 ans et la  troisième catégorie a concerné 289 personnes non-mendiants. 

     Selon les résultats de l'enquête, les personnes accompagnant  les enfants âgés de moins de 7 ans sont pour la majorité des  femmes, dont la plupart est non célibataire et n'a aucun niveau  d'instruction et seul 6% ont le niveau secondaire ou plus. 

     Le tiers des enfants souffrent d'une maladie chronique à  savoir le diabète, l'hypertension, l'allergie/asthme, la  tuberculose, l'anémie, le rhumatisme et l'ulcère, note l'enquête. 

     Plus de la moitié (56%) des enfants est constituée de garçons  contre 44% des filles, indique le document, ajoutant que dans la  majorité des cas , il existe une relation familiale entre l'enfant et l'accompagnant. Cependant, quelque 15% des enquêtés ont déclaré avoir "loué" un enfant pour exercer leur activité. Le montant du  loyer est en moyenne de l'ordre de 50 à 100 DH par semaine. 

     Concernant le sentiment de la catégorie des non-mendiants  envers les mendiants, 81,3% des enquêtés ont affirmé avoir de  l'affection, 10,4% du dégoût, alors que 4,5% éprouvent de la haine. 

     Les principales raisons pour lesquelles la population donne  l'aumône sont l'obligation 46%, l'affection 38%, facultatif 12% et autres raisons 4%. 

     La pauvreté arrive en tête des facteurs qui poussent à la  mendicité suivie des problèmes sociaux causés en premier lieu par  le mari (divorce, abandon, prison ), et ceux dues à la maladie, au décès, à la maltraitance et au harcèlement sexuel et aussi aux  facteurs cultuels tels que l'habitude de mendier ou d'avoir une  famille mendiante.

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Jeudi 17 mars 2005 4 17 /03 /2005 00:00

Combien de criminels au Maroc courent les rues pendant que des innocents croupissent dans des prisons? La question se pose puisque tous les rapports qui pleuvent de partout sur le Maroc, mettent la justice marocaine dans le box des accusés. A ce propos, un rapport du Département d’Etat américain rendu public le 28 février, est venu confirmer ce que ne cessaient de répéter des ONG nationales et internationales. Principales charges retenues contre cette justice: elle reste téléguidée par le pouvoir et minée par la corruption.

Certes, ces dernières années, le vaste chantier de «l’assainissement» de la justice au Maroc a été lancé. Il a même fait des victimes parmi le corps judiciaire. Mais, ce processus reste inachevé. Il a suffi d’une affaire comme celle des ouvriers des mines d’Imini (Ourzazate) pour que la réforme globale de la justice marocaine soit remise au cœur du débat au Maroc et même à l’étranger. Rappel des faits: Les mines d’Imini relevant de la Société Chérifiènne des Etudes Minières (SACEM) dont 42,99% des actions appartiennent à l’État sont entrées en novembre 2001 dans une phase de redressement pour pallier, semble-t-il, des «difficultés structurelles». Dans ce cadre, les responsables de ces mines ont tenté, en vain, de réduire les heures de travail, voire de compresser le personnel... Le désaccord sur le fond même de la crise a provoqué une confrontation directe entre des ouvriers et les décideurs. En conséquence de quoi il y eut des mouvements de protestation à répétition dont un sit-in qui s’était prolongé indéfiniment à cause notamment de l’inefficacité de l’intermédiation entreprise. Selon certains parmi les protestataires, le feu a été mis aux poudres le 15 avril 2004, lorsque les mines ont été prises d’assaut par une milice. Celle-ci aurait été poussée, sur fond de surenchère syndicale, à casser ledit sit-in par la violence. Il s’en est suivi la blessure puis la mort de l’un des assaillants connu pour ses antécédents médicaux. Et c’est ainsi qu’a éclaté le procès à travers lequel le procès de la justice marocaine est actuellement fait.
L’instruction de ce qui est désormais connu comme étant l’affaire des ouvriers des mines d’Imni a débouché sur une sentence fortement controversée: 10 ans de prison ferme pour le syndicaliste Mohamed Khouya, 10 ans à quatre ouvriers, deux mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 dhs pour un autre ouvrier. Paradoxalement, il y aurait des témoignages sur l’évidence de l’innocence notamment de M. Khouya que la justice refuse toujours de prendre en compte. Toutes les accusations portées à l’encontre de la milice et de son ou de ses mentors ont été occultées… Résultat: la justice marocaine ne trouvera pas assez d’avocats pour se défendre contre ses détracteurs dans le monde entier qui se solidarisent spontanément avec les «victimes des mines d
’Imni.

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