Témoignages

Publié le par Mohamed Zainabi

Lors de la présentation par l'AMDF de son rapport annuel sur les cas de  violence examinés en 2004 par son centre FAMA, des témoignages poignants ont été donnés par des victimes directes ou indirectes de violence :

-         La mère d'Amal Samih, une jeune fille assassinée par son violeur a déclaré : «L'assassin de ma fille l'a d'abord violé après l'avoir enlevée et séquestrée. J'ai alerté la police de ces faits. Mais, au terme d'une confrontation sommaire avec l'agresseur, ce dernier a été relâché pour des raisons que j'ignore. Nous avons vécu, ma fille et moi, sous la terreur de la menace permanente de cet agresseur. Mais fille a dû se cacher une quinzaine de jours pur échapper à une autre agression. Et le jour où elle a décidé de sortir de l'ombre, son violeur l'a sauvagement assassinée en lui taillant le visage par un coutelas. Que me sert maintenant après la perte de ma fille de savoir son assassin emprisonné à perpétuité puisque la police qui n'a pas pris au sérieux nos plaintes et la justice n'ont pas rempli le devoir de nous protéger contre ce criminel?».

-         Une autre mère dont la fille qui a été violée en août dernier à l'âge de 13 ans s'est écriée, révoltée: «Dois-je attendre à mon tour que ma fille subisse le même sort avant que l'on daigne me protéger? Ma fille, A.S, âgé à peine de 13 ans a été violée par un repris de justice qui se trouve être notre voisin au quartier de Sidi Othmane. Malgré le procès que nous lui avons intenté, ce criminel court librement les rues et nous empoisonne la vie en nous menaçant et en nous vouant aux gémonies de tout le quartier. A cause de lui, ma fille a mis fin à sa scolarité. J'attends que justice me soit rendue. Je veux croire que l'on ne vive pas au Maroc à Bled Siba».

-         Violence conjugale à Mohammedia

Il y a quelques mois, à Mohammedia, une femme a reçu vingt-six coups de couteau de la part de son mari et est décédée des suites de ses blessures. La victime s'était plainte à plusieurs reprises de ce qu'elle endure avec son mari sans que personne ne l'ait secouru. Halima Erridi, une autre victime de la violence conjugale a failli avoir le même sort. Mais, en perdant la raison, elle s'en est sortie avec un handicap à vie.

Publié dans Actu Sociale

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Jacques Benoit 26/07/2006 15:39