Rebelote

Publié le par Mohamed Zainabi

Le vendredi soir, j’ai eu l’occasion de voir au mégarama le spectacle/come-back  de Smaï. Après une absence de sept ans, l’humoriste est revenu sur scène en troquant ses baskets rouges contre un costume noir -sans cravate-. Assagi? Certainement! «La quarantaine c’est la maturité sans la fatigue», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse tenue la veille de son spectacle. Rebelote, c’est ainsi qu’il a choisi d’intituler son spectacle. Rebelote comme rebel, rebeu… Et rebelote, Smaïn a excellé dans l’autodérision en se riant, avec art, de ses frères de races (les arabes) et des Kamara... Il a aussi parlé de la génération «pantalon baissé», d’une visite chez un psy…

Parce que je l’aime bien, je le mets à ma façon en spectacle :

Article à paraître au Reporter

Come-back

Smaïn toujours in

Rebelote. C’est sous ce titre où retour, rebeu et rebelle se confondent, que Smaïn est revenu sur scène après l’avoir désertée pendant de longues années. Une absence que l’humoriste explique doublement. Il désirait faire du cinéma et il l’a fait et il voulait essayer autres choses et il a ouvert un restaurant. Maintenant, il «rebelote». Ainsi, le vendredi 8 avril au Mégarama sur incitation de l’agence Top events production, Smaïn a «rebeloté» devant une salle comble. Casablanca était toute heureuse de l’accueillir pour célébrer son retour.

D’entrée de jeu, avec son énergie habituelle et ses boutades désopilantes, Smaïn rassure ses fans. Dans un monde où si l’on ne paraît pas, on disparaît, comme il l’a toujours si bien dit lui-même; il se présente au public comme étant le Sma(in) toujours in même s’il arbore désormais un costume noir et ne met plus ses baskets rouges. Ce même Smaïn que le public a adopté, adulé et porté au pinacle. Maintenant qu’il est quadragénaire, il se moque des années qui passent. Pour lui: «la quarantaine c’est la maturité moins la fatigue». Ce qui a changé chez lui, nuance-t-il, c’est qu’auparavant il serrait la ceinture et maintenant c’est la ceinture qui le serre. Toutefois, même avec un ventre un peu plus saillant (Au régime Smaïn!), il n’a rien perdu de son style «électrique». Durant 1H40’, avec son humour sarcastique habituelle, il a été à la fois le comique au verbe sûr passant en dérision -comme il l’a toujours bien fait- ses frères arabes et ses amis blacks, le critique de la société moderne et de la génération «taille basse», le pourfendeur du loft, le prestidigitateur aux tours de passe-passe si drôles et enfin le chanteur narrateur enchanteur qui entonne sans sourciller: «T’es qui, t’es qui pétasse?» 

Pour transmettre ses messages, Smaïn est passé tout à tour et en vitesse du restaurant (un certain Kamara y tient un coin) au cabinet du psy (beaucoup de gens se retrouveront dans le personnage psychanalysé), du rôle de père au foyer (même dans la vie Smaïn avoue qu’il est devenu père poule) à celui de guide touristique qui fait visiter Paris (un arabe, bien sûr)… Le rire était bien au rendez-vous. Et, pas seulement. Un geste louable mérite d’être salué: les organisateurs ont annoncé qu’une partie des recettes du spectacle iront à l’Association marocaine INSAF.

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