Un aller simple

Publié le par Mohamed Zainabi

un_aller_simpleD’abord je m’excuse pour mon silence qui s’est, cette fois encore, un peu prolongé. J’ai mes raisons. J’ai consacré beaucoup de temps à la maîtrise de SPIP. Il s’agit d’un outil libre de dynamisation et de conception de sites web. Premier résultat : interviews.ma . Je serai heureux de lire vos commentaires quant à l’idée de la création de ce site, le premier du genre au Maroc à être exclusivement et entièrement aux interviews. U passage, j’ai aussi lu un roman-en livre de poche- désopilant que je vous conseille vivement. Ce n’est pas pour rien que son auteur a reçu pour l’avoir écrit le prix Goncourt 1994. Titre du roman : Un aller simple de Didier van Gauwelaert. Un avant goût: Aziz est un jeune français de Marseille de 19 ans. Bébé, il a été volé avec la voiture dans laquelle il dormait, et il fut ensuite élevé chez les gitans qui l'ont appelé Aziz et lui ont procuré des papiers d'identité marocains. Arrêté par la police, il passe pour un clandestin marocain, et va alors être ramené dans son "faux" pays (expulsion en douceur) par un jeune énarque -un attaché humanitaire dénommé Jean-Pierre- inexpérimenté et en pleine dépression... Ce dernier est chargé de ramener ce jeune homme dans le pays d'où il vient, le Maroc... et qui n'est pas du tout le sien. L'attaché humanitaire a de la bonne volonté. Et Aziz va le trouver attachant en comprenant que ce fonctionnaire souffre lui-même d'une sorte d'expulsion, conjugale. Aziz enjolive la réalité de sa vie et emprunte à une légende l'histoire de sa prétendue ville natale. Sous le charme, Jean-Pierre songe à consacrer un livre à cette équipée, riche en aventures. Des aventures que les mots bien choisis de l’auteur rendent à la fois merveilleuses. A lire ! Voir la biographie de l’auteur: ici.

Quelques une des citations tirées du roman Aller simple:

- Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.

- C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.

-Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.

Publié dans Notes de lectures

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