Vendredi 25 mars 2005

Par l’intermédiaire d’un ami qui travaille à 2M, j’ai eu le plaisir aujourd’hui de rencontrer une étonnante personne. Il s’agit de Dr. Ali Sbai. Un physicien marocain vivant en Suisse. Il travaille à l’UIT. Je m’attendais qu’il me parle avec prolixité de son parcours professionnel atypique, comme le font habituellement des gens comme lui. Au lieu de cela, il a surtout axé la discussion sur l’amour infini qu’il porte pour le désert dont il parle comme d’un ami intime. Un désert qu’il veut défendre contre toute intrusion malvenue. A ce propos, Ali Sbai se déclare contre le rallye Paris-Dakar, contre les petits rallyes sauvages dont personne ne parle, contre le marathon du sable et contre le rallye Aïcha des Gazelles. Pour lui, ces manifestations intéressées font du « désert-business» qui n’engendre que destruction et désolation dans le désert qu’il adore. Le désert de son enfance vécue à M’hamid Lghizlane. Mon interlocuteur a su si bien, à travers ses arguments passionnés, faire naître en mon esprit le rêve d’une évasion enchanteresse dans le grand désert…

Pour mieux connaître Ali Sbai, lire un article du journal suisse Le temps : Ali Sbai, «passager éphémère» dans le désert  

A propos de Ali Sbai   

Visiter la galerie virtuelle de Ali Sbai 

par Mohamed Zainabi publié dans : Articles Divers
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Jeudi 17 mars 2005

Combien de criminels au Maroc courent les rues pendant que des innocents croupissent dans des prisons? La question se pose puisque tous les rapports qui pleuvent de partout sur le Maroc, mettent la justice marocaine dans le box des accusés. A ce propos, un rapport du Département d’Etat américain rendu public le 28 février, est venu confirmer ce que ne cessaient de répéter des ONG nationales et internationales. Principales charges retenues contre cette justice: elle reste téléguidée par le pouvoir et minée par la corruption.

Certes, ces dernières années, le vaste chantier de «l’assainissement» de la justice au Maroc a été lancé. Il a même fait des victimes parmi le corps judiciaire. Mais, ce processus reste inachevé. Il a suffi d’une affaire comme celle des ouvriers des mines d’Imini (Ourzazate) pour que la réforme globale de la justice marocaine soit remise au cœur du débat au Maroc et même à l’étranger. Rappel des faits: Les mines d’Imini relevant de la Société Chérifiènne des Etudes Minières (SACEM) dont 42,99% des actions appartiennent à l’État sont entrées en novembre 2001 dans une phase de redressement pour pallier, semble-t-il, des «difficultés structurelles». Dans ce cadre, les responsables de ces mines ont tenté, en vain, de réduire les heures de travail, voire de compresser le personnel... Le désaccord sur le fond même de la crise a provoqué une confrontation directe entre des ouvriers et les décideurs. En conséquence de quoi il y eut des mouvements de protestation à répétition dont un sit-in qui s’était prolongé indéfiniment à cause notamment de l’inefficacité de l’intermédiation entreprise. Selon certains parmi les protestataires, le feu a été mis aux poudres le 15 avril 2004, lorsque les mines ont été prises d’assaut par une milice. Celle-ci aurait été poussée, sur fond de surenchère syndicale, à casser ledit sit-in par la violence. Il s’en est suivi la blessure puis la mort de l’un des assaillants connu pour ses antécédents médicaux. Et c’est ainsi qu’a éclaté le procès à travers lequel le procès de la justice marocaine est actuellement fait.
L’instruction de ce qui est désormais connu comme étant l’affaire des ouvriers des mines d’Imni a débouché sur une sentence fortement controversée: 10 ans de prison ferme pour le syndicaliste Mohamed Khouya, 10 ans à quatre ouvriers, deux mois de prison avec sursis et une amende de 1.000 dhs pour un autre ouvrier. Paradoxalement, il y aurait des témoignages sur l’évidence de l’innocence notamment de M. Khouya que la justice refuse toujours de prendre en compte. Toutes les accusations portées à l’encontre de la milice et de son ou de ses mentors ont été occultées… Résultat: la justice marocaine ne trouvera pas assez d’avocats pour se défendre contre ses détracteurs dans le monde entier qui se solidarisent spontanément avec les «victimes des mines d
’Imni.

par Mohamed Zainabi publié dans : Actu Sociale
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Mardi 15 mars 2005

J’ai le plaisir de vous annoncer que je publie chaque dimanche un billet intitulé «Blog-notes», sur les colonnes du quotidien l’Opinion, à travers sa page hebdomadaire dédiée aux NTIC.

Voici mon premier billet :

Blogmania

Ça commence au Maroc

Après quelques internautes chevronnés, ce sont des néophytes qui commencent à s’intéresser au blogging au Maroc. Résultat: la «blogosphère» marocaine s’élargit doucement, mais sûrement!

Le phénomène des Weblogs, ces journaux en ligne où les informations personnelles et générales deviennent plus fluides que jamais, a d’abord «explosé» aux USA. Ensuite, sa fièvre a gagné l’Europe. Puis, la contamination a touché tous les pays du monde. Si, en Egypte et dans quelques autres pays du Moyen Orient dont l’Arabie Saoudite, les bloggers créent plutôt des blogs arabisants appelés «Moudaouinate» dont certains se sont illustrés par leur «cyberactivisme»; au Maroc les blogs sont majoritairement francophones. On y trouve un peu de tout: des récits sur la vie personnelle, des réactions à l’actualité, de la création littéraire, de l’information technique, du cyber-activisme, de la politique, des plaisanteries… Dans la communauté des bloggers nationaux, on trouve le chef d’entreprise (Jamal Belahrach patron de Manpower), l’e-journaliste (Rachid Jankari de Menara), le chirurgien dentiste (Dr Hicham Benbrahim), (le médecin (Dr. Chafiq Khalid), le futur médecin (Othmane Boumaalif), le cadre (Mlle Anouar de la RAM), l’entreprise (Bestmark), l’association (AEISIC), le politique (un PJDiste), de nombreux étudiants… Les âges de ces bloggers varient comme varient leur manière d’écrire et leur régularité dans la mise à jour de leurs articles (appelés posts dans le jargon du blogging).

Jusqu’à présent, les seules initiatives visant à promouvoir le blogging au Maroc ont été prises par MISOC (l’association marocaine d’Internet). Cette association a initié une rencontre sur la création des blogs à Casablanca en collaboration avec un institut supérieur privé. Elle a co-organisé avec l’ISIC une autre rencontre à Rabat sur la thématique du «Bloggig et journalisme». Enfin, tout récemment, elle a organisé avec les autorités locales de la ville d’Essaouira une autre rencontre qui a été placée sous le thème de «Weblogs: Nouveautés et Applications». Selon des membres de MISOC, il a été constaté que de nombreux nouveaux blogs se créent à l’issue de ces rencontres. D’où la nécessité de l’intensification de pareilles rencontres par tous ceux qui insistent dans leurs longs discours officiels sur l’encouragement de la création du contenu marocain sur internet…, sans rien faire.

par Mohamed Zainabi publié dans : Blog Presse
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Lundi 28 février 2005

Comme promis, je continue à rédiger le résumé des activités que nous avions eus aux USA. Mon objectif est d'immortaliser les moments inoubliables que j'ai personnellement vécu.

De Memphis, nous avons mis le cap sur portland où nous sommes arrivés le mercredi 2 février.

Par sa nature et par la notion écologique qui y est très développée, Portland est une ville verte où l'on peut respirer l'air pur. C'est un véritable bout de paradis sur terre.

C'est aussi la ville où les produits commerciaux sont exonérés d'impôts. De même, pour l'encouragement des transports publics, il y a des bus qui ne coûtent presque rien. Portland est d'une nature variée : aux montagnes aux cimes blanchâtres s'ajoutent des étendues forestières toutes vertes, de longues rivières…

Un concept inédit de police citoyenne est mis en place dans cette ville. Ce concept est basé sur le partenariat entre les policiers et les citoyens. Des réunions sont tenues entre les représentants des deux parties pour que la sécurité soit garantie au maximum.

Lors de notre séjour à Portland, nous avons été reçu par l'un des grands responsables de la police locale qui  nous a donné d'amples explications sur leur travail de tous les jours et sur leur façon, très particulière, d'opérer. Nos GSU doivent en prendre de la graine. Parce que la concertation avec les citoyens donnera une autre dimension à leur travail.

Le lendemain, nous avons pris connaissance du «Center for Social Environmental justice» qui s'occupe des problèmes de la pauvreté, des inégalités sociales et de l'environnement.

Par la suite, nous avons eu, au Portland State university, un intéressant échange de points de vue avec l'universitaire, madame Barbara Tint à propos de la résolution des conflits par l'intermédiation. Dans ce cadre, l'université où travaille cette universitaire dispense une formation très pointue à des élèves qui viennent de différents horizons. Nous avos eu une autre au World Affairs concil of Oregon comme nous avons été chez la police dans son Portland Police Bureau.

Le vendredi, nous avons rencontré le directeur exécutif d'une Organisation locale qui s'occupe des immigrants et des réfugiés. Nos avons également rencontré le Directeur exécutif de l'Association «National indian child Welfare». Grâce à ce monsieur, de mère indienne, nous avons écouté de poignants témoignages sur les souffrances ayant été endurées par le peuple indien qui n'est pas prêt d'oublier son douloureux passé qui continue d'influer sur sa vie actuelle.

A la fin de notre séjour à Portland, nous avons eu l'heur d'effectuer une visite touristique des environs de la ville à travers laquelle nous avons découvert notamment les gorges de la rivière Columbia et le pont «Benson bridge»…

Prochaine étape : Cincinnati. 

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jeudi 24 février

Remake

A la demande de quelques jeunes amis, étudiants universitaires, je mets en ligne un article que j'ai déjà publié sur les colonnes de l'hebdomadaire "Le Reporter".

A travers des visions, des prêches et des discours politiques

Des adeptes d'Abdesslam Yassine intensifient les prophéties

Sursaut : «Al Adl Wa Al Ihssane» ressort de sa réserve. Dans un méli-mélo politico-religieux, le mouvement tente de se refaire une santé. Certains de ses adeptes, prophétisent même l'imminence de sa victoire sur le pouvoir en place.

Répondant, avec grande discipline, à l'appel de leur organisation; les adeptes du mouvement «Al Adl Wa Al Ihssane» (Justice et bienfaisance) ont été nombreux à participer à la marche organisée le dimanche 28 novembre à Rabat, -en principe- en solidarité avec les peuples palestinien et irakien. C'est le «Groupe d'action de soutien à l'Irak et la Palestine» (GASIP) qui a pris l'initiative d'appeler à cette marche et c'est le mouvement de cheikh Yassine qui en a le plus profité pour exhiber ses «muscles» (voir le n°315 du Reporter ayant titré à la une : Une marche pour Al Adl Wa Al Ihsane?». Pour immortaliser sa victoire dans la marche de Rabat, le mouvement de cheikh Yassine revient à la charge. Dans cette perspective, son département de communication (combien de partis marocains ont pareil département?) a relayé les marcheurs. Il a préparé et diffusé un reportage sous forme de V-CD qui est également consultable et téléchargeable à travers le site web de la Jamaà (là encore, combien de partis marocains ont un site web de ce genre?).

Exclusivisme

Le reportage d'«Al Adl Wa Al Ihssane» qui dure 30 minutes, est un produit réussi de marketing. Son objectif: bien vendre la «Jamaà». Ses concepteurs ratissent large en ciblant différents publics: le lettré, l'analphabète, l'adulte, l'enfant, la femme, l'homme...  Et, comme la plupart des produits de marketing, celui des adeptes du cheikh Yassine verse dans le publicitaire, même en sortant la marche de son véritable contexte. En effet, la speakerine qui s'est chargée de commenter les images diffusées à travers ce produit précise que la dénonciation de l'organisation par le Maroc du Forum de l'avenir s'inscrit parmi les motivations ayant poussé les manifestants à participer massivement à la marche de Rabat. Au passage, la commentatrice oublie sournoisement de rappeler, par exemple, que c'est à l'initiative du «Groupe d'action de soutien à l'Irak et la Palestine» (GASIP) que la marche du 28 novembre a eu lieu. D'ailleurs, toutes les images du reportage éliminent les autres participants à la marche et ne montrent principalement que des barbus et des voilées. Du reste, noyées sous des chants religieux, ces images dominantes sont entrecoupées notamment de zooms sur l'image d'Ahmed Yassine, de Rantissi, mais aussi du Cheikh de la Jamaà, de sa fille et de ses proches collaborateurs ainsi que des drapeaux de la Jamaà. Dans ce défilement, à peine peut-on apercevoir l'image survolée d'Abderrahmane Benameur (AMDH) qui était accroché à l'épaule de barbus (bien sûr!). Encore que, même dans cette prise de vue, il est facile de deviner celui que la camera voulait véritablement mettre sous les feux de la rampe. Par ailleurs, pour agrémenter ces images, le micro a été tendu aux leaders de la Jamaà dont la fille d'Abdesslam Yassine ainsi que des membres du Conseil d'Al Irchad (orientation) et du Cercle politique. Leurs propos ont consisté en un méli-mélo politico-religieux dont nous rapportons les extraits qui suivent.

Déclarations :

Fathallah Arsalane, porte-parole de la Jamaà :

«Cette marche est un message destiné notamment aux gouvernants démissionnaires… Elle confirme qu'il y a encore de la vie dans la Oumma…».

Nadia Yassine, du département des femmes de la Jamaà (fille du cheikh) :

«La Jamaà est la conscience du peuple marocain…»

Omar Amkassou, membre du secrétariat général du cercle politique de la Jamaà

«Nous avons décidé que notre marche soit imposante pour prouver la crédibilité de notre mouvement…». Dans le reportage, cette déclaration a été suivie par la répétition en chœur par de nombreux manifestants de ce slogan: «Alaik lamane alaik lamane, la houkouma la barlamane!» (Sois en sûr, il n'y a ni gouvernement ni parlement!»

Abdelkrim El Alami, membre du Conseil d'Al irchad:

«La marche n'est qu'un point de départ…»

Mohamed Barchi, membre du Conseil d'Al irchad:

«Le jour viendra où la vérité éclatera et dissipera le mensonge»

Un manifestant (barbu):

«Toute oumma qui s'égare de la voie du djihad est voué au déclin»

Mohammed Abbadi, membre du Conseil d'Al irchad (Ce membre a eu le mot de la fin, son intervention a été prononcée sur un ton et dans une ambiance de prêche):

«L'appel à l'islam revient (addaàwa kadima), la victoire viendra et la conquête est proche (annasrou atine wa al fathou karib). Revenez à Dieu!… C'est une marche jusqu'à la victoire». L'assistance immédiate de l'orateur clame à l'unisson: «Dieu est grand». Il poursuit: «Le califat sera rétabli selon le modèle du prophète (Al Khilafatou satàoud àala minhaje annouboua)».

Visions

Le reportage des adeptes de cheikh Yassine comporte deux témoignages audio (les visages des témoins n'ont pas été montrés) sur des rêves qu'auraient faits deux manifestants qui ont participé à la marche de Rabat. Le premier est celui d'une femme qui, en venant de Safi, rapporte qu'une de ses amies lui a raconté qu'elle a vu des anges personnifiés en oiseaux et qu'elle aperçu le prophète sidna Mohamed (que la prière et le salut soient sur lui», tout habillé de blanc, en train de leur distribuer des dattes…». L'autre témoin, un homme ayant la voix forte, rapporte avoir vu, lui-même, le ciel s'ouvrir et laisser apparaître des anges également personnifiés en oiseaux. Le témoin ajoute qu'il a vu le prophète et l'ange Gabriel. Il a aussi entendu dans son rêve l'appel d'un manifestant qui répétait que l'ange Gabriel couvrait de son aile étendue les marcheurs….

Pour qui ne comprend pas le mot «Rouia» (vision), en écoutant ces témoignages, il croirait que leurs auteurs racontent non pas un rêve mais une histoire réellement vécue.

Prophéties

Les visions qui sont synonymes de rêves où l'on voit le prophète ou/et ses compagnons et qui comportent des messages à décoder, semblent être courantes chez les adeptes d'Al Adl Wal Ihsane. Le site de la Jamaà foisonne de témoignages à ce sujet. Ces visions sont si courantes que l'une des réunions hebdomadaires que préside habituellement cheikh Yassine a été réservée à ce thème. Il est communément admis au sein de la Jamaà que certaines de ces visions augurent l'imminence du rétablissement du Califat au Maroc tel que le veut Al Adl Wal Ihsane.

par Mohamed Zainabi publié dans : Mon Actu
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Lundi 28 février 2005

Cet article est paru aujourd'hui sur les colonnes du quotidien l'Opinion dans le cadre de la chronique "Objection !" que je vais désormais alimenter régulièrement (http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=7679)... Voir ci-dessous ce que j'ai reçu comme premières réactions d'un lecteur... (no comment !). très encourageant, non ?

Objection !
Stop, imbéciles...
Comment faire pour que les « voyous » de la route parmi les conducteurs comprennent enfin que les feux de signalisation ne sont pas des objets décoratifs, que le code de la route a été créé pour être scrupuleusement respecté et que la route n'est pas un champ de bataille ni de bétails d'ailleurs ?

Comment faire pour que les suicidaires, parmi les piétons, comprennent enfin qu'ils ne doivent pas traverser la rue par n'importe quel endroit, qu'ils doivent marcher sur les trottoirs au lieu de slalomer au milieu de la route et que les feux de signalisation les concernent aussi ?

Comment faire pour que de véreux policiers, gendarmes et contrôleurs routiers qui, pour quelques dirhams, laissent des véhicules de la mort semer terreur et désolation sur les routes comprennent enfin que leur acte est criminel ?

Comment faire pour que des décideurs locaux dont l'appétit mercantiliste leur fait bouffer même du « zeft » (goudron), comprennent enfin que les trous que provoquent leurs grattages deviennent des tombeaux ouverts pour leurs concitoyens ?

Bien sûr quand des adultes donnent d'aussi mauvais exemples, qu'attendre des générations montantes, sinon le pire ? D'ailleurs, certains jeunes ont même inventé une autre façon de mourir sur les routes marocaines : s'accrocher aux véhicules en se mettant sur des patins à roulettes.

La solution serait-elle de mettre un policier sur le dos de chaque marocain ? Mais il va falloir alors mettre un autre policier sur le dos du policier de surveillance... On n'en finira jamais.

Bref, la guerre routière est l'une des manifestations les plus criardes du sous-développement chronique dont souffre le Maroc. Et, si le Maroc est sous-développé, ce n'est certainement pas parce qu'il manque de ressources matérielles. Mais, c'est parce que les Marocains entretiennent le sous-développement, voire ils le développent par leurs agissements d'incorrigibles sous-développés.

Tout est dit en constatant qu'en ce début du 21ème siècle, des Marocains ne savent pas encore comment utiliser d'une manière civilisée la route. L'acteur international Saïd Taghmaoui s'est gracieusement joint au CNPAC pour redonner à réfléchir aux usagers de la route. Espérons qu'il réussira dans sa mission. Mais, après cela, il ne restera plus que de voir d'autres militants de la même carrure que Saïd rappeler à l'ordre celui qui fait toujours l'anarchie sur la route en lui lançant vertement : « Non imbécile ! Il ne faut pas faire ceci, il faut faire plutôt cela ».

Par Mohamed Zainabi

Edité le: lundi 28 février 2005.

 

 

1ère réaction qui m'est parvenue par courriel :

De: simo simo [mssatti@hotmail.fr]
Envoyé: 28 February 2005 14:12
A: zainabi@menara.ma
Objet: apprend, ya l'imbicile , à commencer a etre poli srtt quand
s'adresse

à tout un peuple et dans un journal ,ya l'imbicile

 

2ème réaction :

De: simo simo [mssatti@hotmail.fr]
Envoyé: 28 February 2005 14:09
A: zainabi@menara.ma
Objet: wafin a zzamel

t3allamti tssog ola mazal a l'imbicile .
combien de fois t'as brule le feu rouge dans ta vie t'en compte meme pas,
NB: ca ne sera pas bcp vu kil est reçant ,tres reçant a l'imbicile,fils d'imbicile originaire d'un clan d'imbicile

par Mohamed Zainabi publié dans : Blog Presse
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Jeudi 24 février 2005

Nombreuses sont les chaînes de télévisions étrangères qui ont adopté la Web-tv comme support supplémentaire, voire complémentaire de diffusion de leur programme à l’échelle planétaire. Parmi ces chaînes, on compte beaucoup de chaînes satellitaires arabes, mais aucune des deux chaînes nationales. De plus en plus, il y a, à travers le concept de la web-tv et grâce à l’expansion de l’ADSL, une appropriation de plus en plus poussée par la télévision de l’internet comme autre canal de diffusion. Ce canal s’ajoutera aux canaux hertzien, satellitaire et câblé (pour certains pays). Le débat relatif à la place que pourrait prendre la web-tv dans le champ audiovisuel de demain mérite d’être lancé…

par Mohamed Zainabi publié dans : Articles Divers
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Jeudi 24 février 2005

A la demande de quelques jeunes amis, étudiants universitaires, je mets en ligne un article que j'ai déjà publié sur les colonnes de l'hebdomadaire "Le reporter".

 

A travers des visions, des prêches et des discours politiques

Des adeptes d’Abdesslam Yassine intensifient les prophéties

Cheikh Yassine

 

Sursaut : «Al Adl Wa Al Ihssane» ressort de sa réserve. Dans un méli-mélo politico-religieux, le mouvement tente de se refaire une santé. Certains de ses adeptes, prophétisent même l’imminence de sa victoire sur le pouvoir en place.

 

Répondant, avec grande discipline, à l’appel de leur organisation; les adeptes du mouvement «Al Adl Wa Al Ihssane» (Justice et bienfaisance) ont été nombreux à participer à la marche organisée le dimanche 28 novembre à Rabat, -en principe- en solidarité avec les peuples palestinien et irakien. C’est le «Groupe d'action de soutien à l'Irak et la Palestine» (GASIP) qui a pris l’initiative d’appeler à cette marche et c’est le mouvement de cheikh Yassine qui en a le plus profité pour exhiber ses «muscles» (voir le n°315 du Reporter ayant titré à la une : Une marche pour Al Adl Wa Al Ihsane?». Pour immortaliser sa victoire dans la marche de Rabat, le mouvement de cheikh Yassine revient à la charge. Dans cette perspective, son département de communication (combien de partis marocains ont pareil département?) a relayé les marcheurs. Il a préparé et diffusé un reportage sous forme de V-CD qui est également consultable et téléchargeable à travers le site web de la Jamaà (là encore, combien de partis marocains ont un site web de ce genre?).

Exclusivisme

Le reportage d’«Al Adl Wa Al Ihssane» qui dure 30 minutes, est un produit réussi de marketing. Son objectif: bien vendre la «Jamaà». Ses concepteurs ratissent large en ciblant différents publics: le lettré, l’analphabète, l’adulte, l’enfant, la femme, l’homme...  Et, comme la plupart des produits de marketing, celui des adeptes du cheikh Yassine verse dans le publicitaire, même en sortant la marche de son véritable contexte. En effet, la speakerine qui s’est chargée de commenter les images diffusées à travers ce produit précise que la dénonciation de l’organisation par le Maroc du Forum de l’avenir s’inscrit parmi les motivations ayant poussé les manifestants à participer massivement à la marche de Rabat. Au passage, la commentatrice oublie sournoisement de rappeler, par exemple, que c’est à l’initiative du «Groupe d'action de soutien à l'Irak et la Palestine» (GASIP) que la marche du 28 novembre a eu lieu. D’ailleurs, toutes les images du reportage éliminent les autres participants à la marche et ne montrent principalement que des barbus et des voilées. Du reste, noyées sous des chants religieux, ces images dominantes sont entrecoupées notamment de zooms sur l’image d’Ahmed Yassine, de Rantissi, mais aussi du Cheikh de la Jamaà, de sa fille et de ses proches collaborateurs ainsi que des drapeaux de la Jamaà. Dans ce défilement, à peine peut-on apercevoir l’image survolée d’Abderrahmane Benameur (AMDH) qui était accroché à l’épaule de barbus (bien sûr!). Encore que, même dans cette prise de vue, il est facile de deviner celui que la camera voulait véritablement mettre sous les feux de la rampe. Par ailleurs, pour agrémenter ces images, le micro a été tendu aux leaders de la Jamaà dont la fille d’Abdesslam Yassine ainsi que des membres du Conseil d’Al Irchad (orientation) et du Cercle politique. Leurs propos ont consisté en un méli-mélo politico-religieux dont nous rapportons les extraits qui suivent.

 

Déclarations :

Fathallah Arsalane, porte-parole de la Jamaà :

«Cette marche est un message destiné notamment aux gouvernants démissionnaires… Elle confirme qu’il y a encore de la vie dans la Oumma…».

 

Nadia Yassine, du département des femmes de la Jamaà (fille du cheikh) :

«La Jamaà est la conscience du peuple marocain…»

 

Omar Amkassou, membre du secrétariat général du cercle politique de la Jamaà

«Nous avons décidé que notre marche soit imposante pour prouver la crédibilité de notre mouvement…». Dans le reportage, cette déclaration a été suivie par la répétition en chœur par de nombreux manifestants de ce slogan: «Alaik lamane alaik lamane, la houkouma la barlamane!» (Sois en sûr, il n’y a ni gouvernement ni parlement!»

 

Abdelkrim El Alami, membre du Conseil d’Al irchad:

«La marche n’est qu’un point de départ…»

 

Mohamed Barchi, membre du Conseil d’Al irchad:

«Le jour viendra où la vérité éclatera et dissipera le mensonge»

 

Un manifestant (barbu):

«Toute oumma qui s’égare de la voie du djihad est voué au déclin»

 

Mohammed Abbadi, membre du Conseil d’Al irchad (Ce membre a eu le mot de la fin, son intervention a été prononcée sur un ton et dans une ambiance de prêche):

«L’appel à l’islam revient (addaàwa kadima), la victoire viendra et la conquête est proche (annasrou atine wa al fathou karib). Revenez à Dieu!… C’est une marche jusqu’à la victoire». L’assistance immédiate de l’orateur clame à l’unisson: «Dieu est grand». Il poursuit: «Le califat sera rétabli selon le modèle du prophète (Al Khilafatou satàoud àala minhaje annouboua)».

 

Visions

Le reportage des adeptes de cheikh Yassine comporte deux témoignages audio (les visages des témoins n’ont pas été montrés) sur des rêves qu’auraient faits deux manifestants qui ont participé à la marche de Rabat. Le premier est celui d’une femme qui, en venant de Safi, rapporte qu’une de ses amies lui a raconté qu’elle a vu des anges personnifiés en oiseaux et qu’elle aperçu le prophète sidna Mohamed (que la prière et le salut soient sur lui», tout habillé de blanc, en train de leur distribuer des dattes…». L’autre témoin, un homme ayant la voix forte, rapporte avoir vu, lui-même, le ciel s’ouvrir et laisser apparaître des anges également personnifiés en oiseaux. Le témoin ajoute qu’il a vu le prophète et l’ange Gabriel. Il a aussi entendu dans son rêve l’appel d’un manifestant qui répétait que l’ange Gabriel couvrait de son aile étendue les marcheurs….

Pour qui ne comprend pas le mot «Rouia» (vision), en écoutant ces témoignages, il croirait que leurs auteurs racontent non pas un rêve mais une histoire réellement vécue.

 

Prophéties

Les visions qui sont synonymes de rêves où l’on voit le prophète ou/et ses compagnons et qui comportent des messages à décoder, semblent être courantes chez les adeptes d’Al Adl Wal Ihsane. Le site de la Jamaà foisonne de témoignages à ce sujet. Ces visions sont si courantes que l’une des réunions hebdomadaires que préside habituellement cheikh Yassine a été réservée à ce thème. Il est communément admis au sein de la Jamaà que certaines de ces visions augurent l’imminence du rétablissement du Califat au Maroc tel que le veut Al Adl Wal Ihsane.

 

par Mohamed Zainabi publié dans : Actu Politique
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Lundi 21 février 2005

Weblog, la presse autrement

Le weblog est un phénomène nouveau qui vient de faire son entrée au Maroc. Une rencontre-débat sur le weblog et le journalisme a eu lieu jeudi dernier au siège de l'ISIC, à Rabat. D'autres questions liées à ce phénomène ont également été traitées.

 

Lire la suite de l'article que j'ai eu la surprise de découvrir sur le site du quotidien marocain Aujourd'hui le Maroc

Voir également cet extrait (vidéo) :

 

 

par Mohamed Zainabi publié dans : Blog Presse
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Dimanche 20 février 2005

C'est avec grande joie que j'ai participé à une rencontre qui a été organisée le jeudi 17 février par l'ISIC-Rabat sur le «Blogs et journalisme». J'étais ravi de rencontrer mes amis bloggers, en l'occurrence: Rachid, Othman, Anouar, Laurent, Mahassine, Benbrahim et bien d'autres que j'ai tout autant appréciés.

Je fus étonné de l'accueil, très enthousiaste, qui a été réservé par les étudiants de l'ISIC à cette rencontre dont l'organisation a été parfaite. Je félicite au passage la modératrice qui n'a pas manqué de talent en trouvant à chaque fois de bonnes transitions pour présenter les animateurs.

Voici , tel qu'il a été rédigé par une dynamique rapporteuse, le compte rendu de cette rencontre-débat «Weblogs et journalisme» :

Voir le reportage photo réalisé par les futurs Grands Reporters de l'ISIC: http://www.isic.ac.ma/weblogs/index.htm 

Texte du compte rendu :

L'Association des Etudiants de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (AEISIC) a organisé jeudi 17 février une rencontre-débat autour du thème « Weblogs et journalisme », en collaboration avec Moroccan Internet Society (MISOC), au siège de l'ISIC.

La rencontre a réuni plusieurs férus de la technologie « Blog », notamment Mlle. Anouar Ouali Alami, ingénieur EMI, M. Rachid Jankari, journaliste au portail Menara et membre du MISOC, M. Mohamed Zainabi, journaliste, M. Othmane Boumailif, médecin, ainsi que M. Rachid Issari, enseignant à l'ISIC.

Durant la rencontre, Mlle. Hasna Boufkiri, étudiante à l'ISIC et animatrice du débat, a introduit le mot de M. Benaïssa Asloun, Directeur des Etudes à l'ISIC, qui a remercié les partenaires de l'ISIC dans l'organisation de la rencontre ainsi que l'ensemble des participants. Il a en outre insisté sur le fait qu'Internet peut très bien être utilisé à des fins pédagogiques. « Les étudiants ont toujours été les premiers à se servir des médias et NTIC de tous genres, pour se repérer au milieu d'une masse prodigieuse d'informations et de connaissances », a-t-il ajouté.

Après le mot de remerciement de Mlle. Sofia Lembetten, présidente de l'AEISIC, le premier intervenant, Rachid Jankari, a présenté un mode d'emploi pour l'utilisation des blogs, dans lequel il a tenté de définir cette nouvelle technologie, d'en exposer un bref aperçu historique et de parler entre autres de l'expérience des weblogs au Maroc, notamment en langue Arabe.

Ensuite, la parole a été donnée au docteur Othmane Boumailif, médecin interne versé dans l'utilisation des weblogs. Ce dernier a repris le professeur Mahdi Mandjra, pour démontrer que la dimension de partage fait la force du Weblog. Il a aussi dressé une liste des principaux avantages et défauts du blog, par exemple le prix, le risque de fermeture, etc.

Place à présent aux expériences personnelles avec les blogs. Mademoiselle Anouar Ouali Alami, lauréate de l'Ecole Mohammedia des Ingénieurs, a présenté une véritable théorie du blog dans ses formes variées d'expression et de favorisation des relations intercommunautaires.

Quels sont les rapports du blog et du journalisme ? Est-ce que le blog constitue une menace pour la presse écrite ? Nullement, rassure Mohamed Zainabi, journaliste. « Le blog présente une façon nouvelle, insolite de l'écriture. La presse écrite, avec ses canons, demeurera toujours un média déterminant, de par son histoire et son indéniable utilité ». Zainabi exprime ensuite ses regrets concernant le manque d'encouragements de la part des officiels pour ce concept. « Nous avons le soutien des commerciaux, mais pas celui des officiels. C'est regrettable, c'est frustrant. » (Rectifs : j'avais plutôt parlé des offres commerciales (l'ADSL notamment) qui ont stimulé l'utilisation de l'Internet. Il n'y a pas d'autres encouragements à parts les efforts commerciaux consentis dans le cadre de la concurrence).

En guise de conclusion aux interventions, le professeur Rachid Issari, enseignant à l'ISIC, a détaillé la « stratégie NTIC » de l'institut. « Des ateliers de montage numérique sont en perspective, affirme-t-il. Concernant les chantiers déjà mis en branle, le module de cyberjournalisme conçu en collaboration avec l'Université Laval du Canada et l'Institut de Presse et des Sciences de l'Information (IPSI) de Tunis est en phase d'essai et sera prochainement ouvert à l'usage de tous les journalistes marocains. »

La fin de la rencontre a été marquée par un débat très étoffé, cristallisant de nombreuses problématiques, telles que l'absence d'un cadre juridique du Weblog, pour éviter d'éventuelles exactions ou dérapages, ainsi que le faible taux de connectés au Maroc, dû principalement aux prix pratiqués par les fournisseurs d'accès. L'expérience des participants en matière de blogs a également été à l'ordre du jour, constituant ainsi un véritable moteur pour encourager à la création et à l'alimentation de ce nouvel outil d'information et de libre expression.

Sana GUESSOUS

Association des étudiants de l'ISIC

Voir dépêche de la MAP sur le sujet : http://www.menara.ma/Infos/includes/detail.asp?article_id=10100&lmodule=Technologie

Voir aussi à ce sujet les blogs de mes amis : Jankari, Othmane, Coeur de lion , Youssef

par Mohamed Zainabi publié dans : Articles Divers
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Samedi 19 février 2005

Memphis est le siège du comté de Shelby dans l'état du Tennessee (États-Unis), au bord du fleuve Mississippi. La ville a reçu quatre fois le trophée de la ville la plus propre de son Etat. Je l'ai sorti adoré pour l'air musical qu'on y respire.

Population (2000) : 650 100 habitants (c'est la ville la plus peuplée du Tennessee).

Martin Luther King y fut assassiné le 4 avril 1968.

Memphis est un haut lieu du blues. La célèbre Beale street rassemble de nombreux clubs dont celui de B.B King. La ville est aussi connue des amateurs de rock. Elvis Presley y avait fait construire une demeure somptueuse, Graceland, dans laquelle il est mort le 16 août 1977.

Voir détails sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Memphis_%28Tennessee%29

Historiquement, Memphis est le nom grec de la ville antique, capitale du premier nome de Basse-Égypte (Ineb Hedj : « La muraille blanche »). Le site se trouve aujourd'hui près de la ville de Mit-Rahineh au sud du Caire. Le nom Memphis est la déformation grecque du nom égyptien de la pyramide de Pépi Ier (VIe dynastie), Men-nefer. La ville fut fondée par le roi Ménès vers 3000 avant notre ère et fut la capitale de l'Égypte durant tout l'Ancien Empire.

Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Memphis

Notre parcours dans la ville d'Elvis :

Ce fut un long voyage que celui que nous avons effectué de Washington à Memphis. La distance entre les deux villes engendrait aussi un autre décalage horaire auquel il nous fallait nous habituer. J'ai oublié de souligner en début de ma récap que nous avions eu (quand j'écris nous cela veut dire les neuf membres du groupe de travail) l'heur d'avoir deux excellents traducteurs (Félice et Nabil) et un sympathique responsable sur le groupe (Ihab que j'appelai plaisamment Ammou Iham puisqu'il est Egyptien). J'ai aussi oublié de souligner que nous avions logé à Washington à l'hôtel Topaz. A Memphis où nous sommes arrivés le samedi 29 janvier, nous avons logé au Radisson Downtown Hotel. Le lendemain, nous avons vécu des moments de haute spiritualité en ayant été accueillis par les responsables de l'Eglise «Monumental Baptist Church».

Cette église dont les fidèles de par l'histoire ont été politiquement engagés contre la ségrégation raciale notamment  se caractérise par l'utilisation du chant et de la musique dans la pratique religieuse. Nous avons assisté à un «spectacle» de ce genre qui nous tous ému. Nous avons aussi déjeuné avec le révérend, un monsieur très sympathique et ouvert. Il tait accompagné de membres du conseil élu qui est responsable sur l'église ainsi que des habitants. L'organisation du cafétéria où nous avions mangé voulait que des volontaires fêtant leur anniversaire prêtaient chaque dimanche main forte à la cuisine et au service. Tout se passait dans une ambiance de fraternité et de joie. Ce qui m'a impressionné. Cependant, je fus attristé en apprenant que de nombreuses écoles à Memphis où la communauté noire est majoritaire, fermaient ou étaient menacées de fermeture faute de moyens financiers. C'est aussi cela l'Amérique.

Le lendemain, dans le cadre de notre programme culturel, nous avons visité l'institut Gandhi  pour la non violence ouvert depuis 1991 par l'un de ses petits fils répondant au nom d'Arun Gandhi dans l'enceinte du Christian Brothers University de Memphis. Nous reçûmes d'amples explications dans le cadre d'un échange très ouvert avec le directeur de l'établissement. Mais, par malchance, l'établissement était en déménagement. En savoir plus : http://www.gandhiinstitute.org/

Nos avions eu également de fructueux échanges sur le sujet de la défense des droits civils et économiques de l'Homme avec des responsables locaux d'organisations non gouvernementales.

Un autre moment fort fut pour moi la visite effectuée au musée des droits civiques en hommage à la mémoire de Martin Luther King. La reproduction de la chambre du King, les photos vivantes, documents et autres illustrations montrent, dans toute son atrocité, une phase douloureuse de l'histoire américaine qui, me semble-t-il, n'a pas été par tous oubliée et pardonnée. En savoir plus : http://www.civilrightsmuseum.org/default.asp

Sur un autre registre, j'étais impressionné par une exposition, à ciel ouvert, tout aussi douloureuse. En effet, dans une rue attenante au musée des droits civils, 1430 paires de brodequins couvraient toute une rue aux côtés d'un nombre aussi important de paires de chaussures de civils.

Cette exposition voulaient montraient le carnage qui continue de sévir en Irak.

Moi qui reste foncièrement opposé à toute forme de violence, je crie haut et fort haro sur toutes les guerres du monde !

Pour terminer avec des mots de joie, je rappelle que le 1er février de suivre un match de la NBA. Un match dont les moments d'euphorie resteront gravés dans ma mémoire. Il a opposé l'équipe locale (Memphis Grizzlies) à l'équipe du phoenix. Une fois à l'intérieur du stade, je ne sais par quelle chance nous avons été choisis, un ami tunisien et moi, par des sponsors qui nous ont offerts des places beaucoup mieux placées (devant les joueurs et qui coûtaient chacune 49 dollars) au lieu de celles, fort hautes, auxquelles nous donnait droit notre ticket payé à 19 dollars seulement. C'était la totale.

Voir surtout la vidéo

Voir ce que j'ai déjà écrit à chaud : http://zainabi.canalblog.com/archives/2005/02/04/296891.html

 

Prochaine étape : Portland.