Samedi 16 avril 2005
hassanelfadLe mardi, j’ai assisté au Mégarama à un spectacle animé par le talentueux humoriste Hassan El Fad. Je souligne au passage qu’on me dit très ressemblant à cet artiste. Le spectacle qu’il a donné a été organisé par Meditel à l’occasion du lancement de son pack Pro. L’hilarant Hassan a été globalement moyen. Il a joué son dernier show : «Ghlala» (Escargot). Mais pas seulement. Il a également glissé dans la peau de Tarik Ibn Zayad et avant cela, dans celle d’un gardien de voitures… Avec son sens de l’humour habituel, il a su -comme toujours- propager de la joie autour de lui. Bravo Hassan !
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Jeudi 14 avril 2005

A Casablanca, il fut un temps où les mendiants ne couraient pas massivement les rues. En ces temps-là, ceux qui osaient «chanter» pathétiquement leurs doléances, étaient visiblement miséreux. Leurs habits, leur handicap, leur mine de mort-vivant ou encore leur litanie servait à donner des preuves tangibles pour gagner la compassion des âmes charitables. En ces temps-là, la dignité avait encore un sens et parmi les mendiants, rares étaient ceux qui exerçaient ce non-métier par fourberie ou pour le plaisir. Mendier n’était pas encore devenue une mode, voire un sport national, comme elle l’est de nos jours.

 

Mendiants nouvelle génération

Nombreux sont les jeunes qui sont chaudement et chiquement habillés qui tendent la main surtout à des jeunes de leur âge. Ces mendiants new look ne manquent pas de prétextes pour convaincre les bienfaiteurs potentiels. Certains prétendent qu’ils veulent tout juste avoir de quoi se payer un ticket de bus. D’autres, avec un air tristounet, déclarent vouloir manger un morceau arguant qu’ils ont un problème familial. D’autres encore, plus directs et plus prolixes, avancent sans la moindre gêne qu’ils veulent tout simplement (par ces temps difficiles…) se payer une cigarette ou une tasse de café. Rien que ça!

 

Autres méthodes, autres nouveaux mendiants

Dans la catégorie de cette novelle génération de mendiants se trouvent également tous ces jeunes et moins jeunes (hommes et femmes) que l’on rencontre parfois, près des gares routières ou ferroviaires. Ceux-ci se disent éternellement «mkataà bihoum lahbel» (sans ressources dans une ville qui n’est pas la leur). A les voir portant la plupart du temps des bagages à main, on les croirait facilement sur paroles. Seulement, ils (elles) oublient de changer de lieux et c’est ainsi qu’ils (elles) se prennent à leur propre jeu. Dans la même catégorie, il y a également ces femmes visiblement «respectables» qui commencent aussi à tendre la main. Pour exercer ce faux boulot, ces dames savent si bien manier le verbe et soigner leur apparence. Elles racontent à des badauds triés sur le volet qu’elles ont été abandonnées par un mari ingrat et qu’elles préfèrent tendre la main que vendre leur corps… Certaines peuvent dire vrai, mais pas toutes, sans doute.

 

Que faire ?

L’Etat s’est engagé à lutter contre la mendicité à Casablanca. C’est tant mieux. Dans cette perspective, un programme a été lancé. Première mesure prise : la chasse aux mendiants qui exploitent leurs propres enfants ou louent des enfants dans l’exercice de leur «fonction». La chasse donne déjà lieu à une partie de cache-cache qui ne va ni sauver les enfants exploités ni éradiquer la mendicité à Casablanca ou ailleurs. A ce propos, on peut bien se demander ce qui empêcherait les exploitants chassés sans que leur soient proposées des alternatives viables, de jeter leurs petits esclaves dans des circuits encore plus dangereux (prostitution, drogue…).  Au demeurant,  en sus des parties de chasse, le programme évoque le «développement humain durable» ou encore «les activités génératrices de revenus». Voici des chantiers qu’il va falloir ouvrir à grande échelle. Ces chantiers peuvent donner lieu aux alternatives manquantes. Ne l’oublions pas, c’est surtout la chasse aux inégalités criardes et à la pauvreté extrême (matérielle et celle de l’esprit) qui doit être sérieusement lancée. Elle devait l’être d’ailleurs depuis 40 ans. Par ailleurs, contre la pauvreté de luxe il y a au moins une bonne solution: l’ancrage de valeurs sociétales sûres dans l’esprit des Marocains.

 

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Mardi 12 avril 2005

Dans un monde où les limites territoriales ne sont plus ce qu’elles étaient, l’amour que l’on éprouve pour sa patrie doit rester profond, inconditionnel. Néanmoins, cet amour qui n’est plus aussi platonique comme il l’était autrefois, a besoin non seulement d’être transmis de génération en génération, mais aussi entretenu pour être préservé. Sinon, c’est le désamour qui prend le dessus. Et quand désamour il y a, c’est ce qui peut arriver de plus grave à un pays. N’est-ce pas à cause de ce désamour qu’aujourd’hui des Marocains vont jusqu’à déclarer sans se gêner qu’il vaudrait mieux que les colonisateurs français reviennent au Maroc? Au-delà des motivations économiques évidentes, n’est-il pas vrai que c’est ce profond désamour qui pousse également la plupart des jeunes à  n’avoir qu’un espoir: se sauver de leur pays et se chercher d’autres identités?

Face à ce désamour, il serait simpliste de se borner à ruer dans les brancards en criant à l’affaiblissement du patriotisme des nouvelles générations sans en chercher les causes. Il faut savoir que de nos jours, même le patriotisme se paie. Son prix: le respect des droits des citoyens et donc de la démocratie, la vraie. Celle qui ne se limite pas au droit de remplir des urnes et de s’exprimer librement, mais qui garantit aussi et surtout le droit à une vie dans la dignité. Et la dignité voudrait qu’il y ait -entre bons patriotes- partage équitable des richesses nationales, égalité des chances, justice juste, droit à un enseignement valable, droit à des soins convenables… Dans tout cela, le Maroc est en chantier, mais à quand la fin des travaux?

Revenons au patriotisme! Puisque terre et patrie (ard et watan) ne font qu’un dans notre langue, voici un exemple que vient de donner à ce sujet une agence de l’Etat. A douar Lahna et à douar Oulad Aàrrad à la fraction de Tassoultante à Marrakech, 71 fellahs sont menacés d’expropriation par l’Agence Nationale de l’Habitat Insalubre (ANHI). Ces fellahs déclarent être propriétaires de leur terre. Ils arborent un parchemin séculaire pour le prouver. Ce document serait un dahir royal par lequel cette terre a été offerte à leurs aïeux. Mais l’ANHI ne veut rien savoir. Cette Agence voudrait faire construire des villas à la place de cette terre agricole. Quelle que soit l’issue de ce différend, on retiendra que l’Agence de l’Etat a proposé aux fellahs concernés 20 dirhams le mètre carré pour les exproprier. Est-ce à ce prix que l’on veut préserver le patriotisme dans notre pays?

 

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Lundi 11 avril 2005

un_aller_simpleD’abord je m’excuse pour mon silence qui s’est, cette fois encore, un peu prolongé. J’ai mes raisons. J’ai consacré beaucoup de temps à la maîtrise de SPIP. Il s’agit d’un outil libre de dynamisation et de conception de sites web. Premier résultat : interviews.ma . Je serai heureux de lire vos commentaires quant à l’idée de la création de ce site, le premier du genre au Maroc à être exclusivement et entièrement aux interviews. U passage, j’ai aussi lu un roman-en livre de poche- désopilant que je vous conseille vivement. Ce n’est pas pour rien que son auteur a reçu pour l’avoir écrit le prix Goncourt 1994. Titre du roman : Un aller simple de Didier van Gauwelaert. Un avant goût: Aziz est un jeune français de Marseille de 19 ans. Bébé, il a été volé avec la voiture dans laquelle il dormait, et il fut ensuite élevé chez les gitans qui l'ont appelé Aziz et lui ont procuré des papiers d'identité marocains. Arrêté par la police, il passe pour un clandestin marocain, et va alors être ramené dans son "faux" pays (expulsion en douceur) par un jeune énarque -un attaché humanitaire dénommé Jean-Pierre- inexpérimenté et en pleine dépression... Ce dernier est chargé de ramener ce jeune homme dans le pays d'où il vient, le Maroc... et qui n'est pas du tout le sien. L'attaché humanitaire a de la bonne volonté. Et Aziz va le trouver attachant en comprenant que ce fonctionnaire souffre lui-même d'une sorte d'expulsion, conjugale. Aziz enjolive la réalité de sa vie et emprunte à une légende l'histoire de sa prétendue ville natale. Sous le charme, Jean-Pierre songe à consacrer un livre à cette équipée, riche en aventures. Des aventures que les mots bien choisis de l’auteur rendent à la fois merveilleuses. A lire ! Voir la biographie de l’auteur: ici.

Quelques une des citations tirées du roman Aller simple:

- Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.

- C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.

-Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.

par Mohamed Zainabi publié dans : Notes de lectures
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Lundi 11 avril 2005

Le vendredi soir, j’ai eu l’occasion de voir au mégarama le spectacle/come-back  de Smaï. Après une absence de sept ans, l’humoriste est revenu sur scène en troquant ses baskets rouges contre un costume noir -sans cravate-. Assagi? Certainement! «La quarantaine c’est la maturité sans la fatigue», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse tenue la veille de son spectacle. Rebelote, c’est ainsi qu’il a choisi d’intituler son spectacle. Rebelote comme rebel, rebeu… Et rebelote, Smaïn a excellé dans l’autodérision en se riant, avec art, de ses frères de races (les arabes) et des Kamara... Il a aussi parlé de la génération «pantalon baissé», d’une visite chez un psy…

Parce que je l’aime bien, je le mets à ma façon en spectacle :

Article à paraître au Reporter

Come-back

Smaïn toujours in

Rebelote. C’est sous ce titre où retour, rebeu et rebelle se confondent, que Smaïn est revenu sur scène après l’avoir désertée pendant de longues années. Une absence que l’humoriste explique doublement. Il désirait faire du cinéma et il l’a fait et il voulait essayer autres choses et il a ouvert un restaurant. Maintenant, il «rebelote». Ainsi, le vendredi 8 avril au Mégarama sur incitation de l’agence Top events production, Smaïn a «rebeloté» devant une salle comble. Casablanca était toute heureuse de l’accueillir pour célébrer son retour.

D’entrée de jeu, avec son énergie habituelle et ses boutades désopilantes, Smaïn rassure ses fans. Dans un monde où si l’on ne paraît pas, on disparaît, comme il l’a toujours si bien dit lui-même; il se présente au public comme étant le Sma(in) toujours in même s’il arbore désormais un costume noir et ne met plus ses baskets rouges. Ce même Smaïn que le public a adopté, adulé et porté au pinacle. Maintenant qu’il est quadragénaire, il se moque des années qui passent. Pour lui: «la quarantaine c’est la maturité moins la fatigue». Ce qui a changé chez lui, nuance-t-il, c’est qu’auparavant il serrait la ceinture et maintenant c’est la ceinture qui le serre. Toutefois, même avec un ventre un peu plus saillant (Au régime Smaïn!), il n’a rien perdu de son style «électrique». Durant 1H40’, avec son humour sarcastique habituelle, il a été à la fois le comique au verbe sûr passant en dérision -comme il l’a toujours bien fait- ses frères arabes et ses amis blacks, le critique de la société moderne et de la génération «taille basse», le pourfendeur du loft, le prestidigitateur aux tours de passe-passe si drôles et enfin le chanteur narrateur enchanteur qui entonne sans sourciller: «T’es qui, t’es qui pétasse?» 

Pour transmettre ses messages, Smaïn est passé tout à tour et en vitesse du restaurant (un certain Kamara y tient un coin) au cabinet du psy (beaucoup de gens se retrouveront dans le personnage psychanalysé), du rôle de père au foyer (même dans la vie Smaïn avoue qu’il est devenu père poule) à celui de guide touristique qui fait visiter Paris (un arabe, bien sûr)… Le rire était bien au rendez-vous. Et, pas seulement. Un geste louable mérite d’être salué: les organisateurs ont annoncé qu’une partie des recettes du spectacle iront à l’Association marocaine INSAF.

par Mohamed Zainabi publié dans : Vidéos
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Vendredi 1 avril 2005

Depuis près de 500 ans, le 1er avril donne lieu en France et dans quelques autres pays à d'aimables farces. Cette tradition semble remonter au roi Charles IX. Avant lui, en France, l'année calendaire commençait le 25 mars et, de ce jour jusqu'au 1er avril, les Français avaient coutume de se faire des cadeaux pour célébrer le passage à l'année nouvelle. Par l'édit de Roussillon du 9 août 1564, le roi décida de reporter le début de l'année au 1er janvier, sans doute pour s'aligner sur les pays voisins. Cette décision fut généralisée à l'ensemble des pays catholiques en 1622 par la papauté. En souvenir des temps anciens, les Français n'en continuèrent pas moins à se faire des cadeaux «pour rire» à l'occasion du 1er avril. Comme le 1er avril coïncidait aussi avec la fermeture de la pêche, la période étant réservée au frai, des plaisantins auraient eu la bonne idée de lancer dans les rivières des harengs pour tromper l'impatience des pêcheurs d'eau douce ! De là, croit-on, l'origine des «poissons d'avril». En Amérique du nord, le 1er avril a été relié à la tradition médiévale de la fête des fous. Il est connu sous le nom de «April Fool's day» (jour des fous d'avril) ou «All Fool's day» (jour de tous les fous). Les enfants pratiquent ce jour-là des farces innocentes du style : «Ton lacet est défait» ou «Tu as une grosse araignée sur la chemise» !...

In: http://www.herodote.net/

par Mohamed Zainabi publié dans : Articles Divers
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Mercredi 30 mars 2005

Heure : 21H. Lieu : station des grands taxis devant un grand hôtel au centre de la ville de Casablanca. Décor : des gens qui forment une longue file d’attente qui va en s’allongeant, de jeunes courtiers qui organisent cette file font les cent pas, des badauds qui passent sans se retourner et une circulation encore dense couvre l’atmosphère de ses bruits et de ses fumées.

A cette heure-ci, en ce lieu et au milieu de ce décor, un jeune homme passe. Il est apparemment saoul puisque se tenant mal sur ses pieds vacillants. Il remarque la longue file d’attente. Il commence à compter les gens qui attendent: 1, 2, 3…10, 11…, 55, 56… Il arrive au centième et voit que la file continue à s’allonger par derrière. Les taxis attendus n’arrivent toujours pas. Enervé, le jeune saoul se révolte et commence alors à prononcer un important discours:

«Peuple d’attentistes, ainsi vous avez toujours été ainsi vous serez toujours. Vous attendez les taxis et les taxis n’arrivent pas. Les taxis vous emmerdent et vous ne faites rien. Vous vieillissez sur place et vous ne faites que ça». Voyant que des jeunes commencent à rigoler, le discoureur rouge de colère, les interpelle: «La jeunesse en rit, la vieillesse s’en fout». Il poursuit: «Les taxis n’arrivent pas, peu d’entre eux veulent maintenant desservir Sidi Bernoussi. Ils disent que c’est trop loin et vous ne faites rien».

Un jeune répond: «De quoi je me mêle, si t’as l’esprit réchauffé ce soir, rentre chez toi avant que tu prennes une douche froide!».

Avec un calme olympien, le jeune ivre réplique: «Douche froide! Mon œil!  Ainsi vous êtes, ainsi vous mourrez. Continuez à subir sans réagir! Cela ne regarde que vous. Bonne attente! Je m’en vais prendre moi-même ma douche froide».

Tous les gens qui attendent détournent les yeux. Ils font semblant de n’avoir rien vu, rien entendu.

 

par Mohamed Zainabi publié dans : Articles Divers
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Mercredi 30 mars 2005

par Mohamed Zainabi publié dans : Vidéos
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Dimanche 27 mars 2005

Je me sens vivre quand un rayon vagabond s’effilochant de la pelote dorée vient me bercer la joue. Je me rappelle alors le soleil et sa lumière, la lumière et sa chaleur, la chaleur et la vie. Je sens alors ce rayon s’insinuer dans mes veines et se mélanger avec mon sang pour aller réchauffer mon cœur. Je me sens vivre.

Quand le soleil s’estompe, quand le soir tombe, quand le voile de la nuit voile ce qui reste du soleil, le rayon vagabond se lève en moi comme se lève le soleil au petit jour. Le rayon fait vivre le soleil en moi. Le soleil se meurt et le rayon éclaire mes entrailles. Le soleil ne meurt pas en moi. Je vis.

Le jour passe, trépasse. La nuit emballe le monde dans sa toile noire.

Au clair de la lune, mon rayon défie les ténèbres. Il jaillit au milieu de la nuit froide. Il éclaire l’univers, le réchauffe.

La vie continue, en attendant le retour du soleil et de ses rayons, du jour et de ses lumières, de la chaleur et de ses joies...

 

par Mohamed Zainabi publié dans : Mon Actu
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Samedi 26 mars 2005

Des e-mails fusent de partout annonçant à l’un ou l’autre internaute soit qu’il ait gagné une somme d’argent faramineuse dans une loterie à laquelle, évidemment, le gagnant virtuel n’a jamais participé; soit qu’il doive aider un riche hériter d’un lointain pays (Tanzanie, Burundi, Birmanie…) pour sauver un «énorme héritage» avec la promesse de recevoir une importante contrepartie; soit qu’on l’invite à participer au détournement de pétrodollars qu’un prétendu opérateur craignant des persécutions, en vérité imaginaires, veut verser dans un compte de secours… Les fabulateurs ne manquent pas d’imagination pour convaincre. Leurs sollicitations deviennent même monnaie courante sur le Net. Leur objectif est simple: connaître le numéro de compte des plus naïfs parmi les internautes à qui ils font miroiter un gain incroyablement alléchant. Seulement, dans différents pays du monde, une bien mauvaise surprise est souvent réservée à ceux qui ont déjà commis l’erreur de révéler leur compte à ces prédateurs du Net. En effet, au lieu de recevoir la récompense promise, ils ont vu leur compte vidé. Donc par les temps qui courent, autant éviter les cadeaux empoisonnés et la plus grande discrétion sur ses coordonnées bancaires ne serait pas une mauvaise qualité. Autre pratique courante des bandits du web, le phishing. En clair, l’internaute pourrait tomber sur une copie conforme d’un site transactionnel ou bancaire que des hackers lancent en trompe-l’œil pour récolter de précieuses données sur des numéros de comptes, des codes secrets… Des informations qui peuvent leur permettre de déplumer sans coup férir de nombreux malheureux clients des entités dont les sites ont été «copiés». Dans un souci d’efficacité, la durée de vie moyenne de ces sites d'arnaque reste inférieure à une semaine. Pour mesurer l’étendue de ce genre nouveau d’escroquerie que facilite l’utilisation des codes Javascript, voici quelques chiffres : en janvier, l'Anti-Phishing Working Group (APWG) a recensé 13.000 mails de phishing et plus de 2.500 sites Web frauduleux. Par rapport au mois d'octobre 2004, dernier record en la matière, les chiffres ont plus que doublé (1.186 mails alors détectés). Les Etats-Unis demeurent le pays le plus concerné par l'hébergement de sites frauduleux (32%), devant la Chine (13%) et la Corée (10%).

A lire ! Je viens de recevoir ce courriel qui voudrait faire de moi un riche collabo:

kelly musa

ABIDJAN COTE D'IVOIRE

Je suis Monsieur kelly musa le seul fils de l'ancien chef PAUL  musa de la SIERA LEONNE. La source de votre contact me donne le courage et la confiance de me confier à vous.  Je vous écris avec une confidence absolue premièrement  pour demander votre assistance pour transférer notre  liquidité de 5.7 000 000 de dollar qui actuellement se  trouve dans le coffre fort d'une compagnie de  sécurité ici en Abidjan dans votre compte personnel  jusqu'à notre arrivée dans votre pays.

SOURCE DE L'ARGENT

 Mon défunt père, chef  PAUL kelly musa, était le patron des extracteurs d'or et de diamant en Sierra Leone (S.L.M.C) Freetown. Concernant mon père, cet argent est le résultat de l'or et le diamant extraient des mines Sierra Léonaise avant le début de la guerre civil entre les forces rebelles et les forces de maintien de la paix de l'ECOMOG qui a détruit mon pays après le coup de force qui a chassé du pouvoir, le président démocratiquement élu AHMED. Mon père avait déjà mis en place un plan pour nous évacuer (notre famille) ma mère, ma petite sœur et moi même sur Abidjan en Cote d'ivoire avec nos effets personnels et la boite contenant l'argent par le biais  des forces d'évacuation des nations unies. Mon père  a demandé à ma mère de déposer la boite dans une compagnie  privée de sécurité jusqu'à ce qu'il nous rejoigne  après la guerre. Pendant la guerre dans mon pays, et avec pour  conséquence le pillage des propriétés publiques et du  gouvernement par les forces rebelles, la coopération des mines sierra léonaise étaient l'une des cibles pillées et détruites. Mon père et plusieurs autres haut fonctionnaires ont été attaqués et tués par les rebelles en novembre 2000 pour leur relation avec le gouvernement civil de  AHMED. Suite à la mort de mon père, et avec l’annonce du décès de mon oncle suite à l’accident d'avion  qui s’est produit en décembre  2001 sur Abidjan,  nos espoirs de survie étaient complètement noyés. Cette mort prématurée de mon père et de mon oncle a provoqué d'autres complications et un arrêt cardiaque chez ma mère qui ont provoqués sa mort plus tard dans un hôpital  après  qu’on ait eu à dépenser une importante somme d'argent pour ses soins médicaux.  Actuellement ma sœur et moi même sommes  seuls dans ce pays étranger, souffrant et sans aucun  soutien, sans aucune relation, nous sommes actuellement comme des réfugiés et orphelins. Notre seul espoir actuellement est en vous et au coffre qu'on a déposé dans la compagnie de sécurité. Depuis les événements qui  se sont produit ici (19 septembre 2002) en cote d’Ivoire le directeur de la compagnie de sécurité a fait partir  par vol diplomatique les colis qui avait été déposer dans sa compagnie, vers l’Europe où ils ont des représentants. A cet effet, je sollicite humblement votre assistance dans le sens suivant :

1- m'aider à faire sortir le colis de l’agence en Europe. Vous, comme CO- bénéficiaire afin de pouvoir ensuite  transférer cet argent en votre nom dans votre compte bancaire  dans votre pays pour un investissement lucratif avec vous comme principal acteur.

2-  Le plus important c'est que la compagnie de sécurité ne connaît pas le contenu exact de la boite parce qu'on l'a déclaré comme richesses familiales.

3-  Tous les documents relatifs au dépôt sont en ma possession.

4-  Pour votre assistance, je vous céderai 20% de cet argent (de la sommes total) pour vos efforts et votre assistance.

5-  Enfin je vous prie de garder cette transaction strictement confidentielle.  

Merci et que Dieu vous bénisses pour votre assistance à  notre égard.

Très sincèrement

kelly musa

par Mohamed Zainabi publié dans : Articles Divers
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