Tendance : Internet est devenu essentiel dans la vie de nombreux jeunes et moins jeunes. Il est la clé dentrée dans un univers où tous les convives du monde entier qui sy retrouvent peuvent facilement faire connaissance à distance, voire plus
si affinités. Cest aussi une porte grande ouverte sur bien des dangers.
Poster des annonces à travers des sites web de rencontres, dialoguer via la téléphonie offerte à travers le Net, passer des heures à chatter sont devenus des occupations principales de nombreux internautes des deux sexes et de différents âges. «Nos clients ne surfent que très rarement pour effectuer des recherches scientifiques ou pour s'informer sur certains sujets dintérêt culturel... Mais ils naviguent à volonté sur Internet à la recherche de rencontres virtuelles avec lâme sur potentielle, lami virtuel tant espéré, le probable concubin, la maîtresse ou lamant des nuits «hot»
», confie ce propriétaire dun cyber avec un air un peu embarrassé. Il ajoute que des clients ne se gênent plus pour demander directement des adresses de sites de chat en arrivant au cyber. «Dautres, plus exigeants encore, réclament une webcam pour parler et voir leurs interlocuteurs et interlocutrices», note-t-il.
En faisant discrètement le tour de quelques cybers à Casablanca, nous avons remarqué de visu que des internautes, essentiellement de jeunes filles et garçons, concentrés chacun devant lécran dun P.C, les mains collées au clavier, sont surtout occupés à draguer sur le Net. Certains parmi eux qui ne sont pas seulement des ados, la bouche béante, visionnent au passage des photos pornographiques en tentant de cacher vaille que vaille lécran. Pour faire comprendre leurs principaux centres dintérêts dans le monde virtuel, les internautes qui ont accepté de sexprimer (des lycéens, des employés, des secrétaires, une infirmière et un étudiant universitaire) déclarent surtout vouloir tuer le temps. Quand on leur demande le temps moyen quils consacrent à ce passe-temps indéniablement favori, certains avancent une moyenne dune heure par jours au moins. Dautres, les plus accros, affirment passer parfois une bonne partie de la journée et même de la nuit dans un cyber. Ils soulignent aussi que ce hobby ne leur coûte pas cher et le préfèrent, disent certains parmi eux, à perdre du temps dans des cafés ou des salles de jeux.
Parce qu'il déprime quand il se rend à son travail, X suit le conseil de ses amis et va chercher le soutien d'un psychologue. En entrant dans le cabinet d'un spécialiste qui lui a été vivement recommandé par un collègue, il tente de rebrousser chemin tant lidée de se trouver en ce lieu lui paraît saugrenue. Mais, la voix de la secrétaire qui laccueille à la porte len dissuade. Il ne peut alors que répondre aux questions que cette fille mal dégrossie lui récite, sans le regarder, pour remplir sa fiche. «Cest ce que je fais pour tous les nouveaux patients», murmure-t-elle en écrivant. Cette première épreuve terminée, X fut invité à prendre place dans une salle dattente archicomble. Avant que son tour narrive, il fourre son nez dans de vieux magazines qui garnissent la table oblongue trônant au milieu de la salle. Il veut éviter de croiser les regards les autres patients qui semberlificotaient les doigts en prenant un air pensif. «A quoi peuvent-ils penser?», songe X en sentant le remugle du papier sali dun vieux magazine quil tient tout près de ses yeux pour donner limpression quil était un attentif lecteur. Au bout de cent trente questions du même genre quil sest posé et dont aucune ne trouva réponse, X entend la laide secrétaire crier son nom. Il sursaute et se dirige en trottant vers le bureau du psychologue où ce dialogue a lieu:
- Assieds-toi !
- Merci docteur !
- De quoi souffrez-vous?
- Je ne veux plus travailler docteur. Je naime plus mon travail. Quand je my rends cest comme si on me conduisait à la potence. La nuit, quand je pense que je vais encore me rendre le lendemain à mon boulot, jen perds le sommeil
- Eh bien démissionnez et changez de boulot, quest-ce que vous attendez ?
- Jattends que léconomie nationale se développe suffisamment pour que les chômeurs trouvent du boulot pour que jaie, moi, plus de chance de retrouver du travail.
- Ce nest pas une mauvaise idée. En attendant, suivez rigoureusement ce traitement. Il vous donnera plus de patience. Voilà (il tend lordonnance à X), réglez à la réception, merci !
- Comment ça ? Ma séance est terminée ?
Voyant que sa question est restée sans réponse, X jette lordonnance et se sauve en courant. Ce faisant, il lance: «Je vous réglerai quand jaurais trouvé un nouveau boulot».
Sil ne tenait quà lauteur de ces lignes, après avoir plaidé pour une retraite anticipée aux enfants travailleurs, il réclamerait volontiers une retraite immédiate à lensemble des secrétaires généraux actuels des syndicats les plus représentatifs en loccurrence lUMT, lUGTM, la CDT, la FDT et lUNTM. Ces «zaïm» doivent passer la main à leur relève pour quait lieu le renouveau tant attendu dans le monde syndical. Dailleurs, ils auraient dû le faire spontanément, sans que besoin nait de le leur réclamer. Mais, ils sont malheureusement parmi ces grandes gens qui ne savent pas sarrêter au bon moment, ce qui ne fait que les rapetisser. A un certain temps, ils ont duré et perduré sous prétexte quil ny avait pas de relève apte à prendre en main la destinée syndicale. Pourtant, cette relève syndicale existe, elle sest imposée et commence partout à élever la voix pour demander des réformes internes. Maintenant, il devient urgent que ces réformes aient lieu, tant les syndicats au Maroc vont mal. La preuve par les chiffres: un rapport du Département Américain mis à jour le 15 septembre 2004 révèle que 6% seulement des 10 millions de travailleurs au Maroc sont syndiqués (avec une majorité de fonctionnaires) même si le pays dispose, précise le document, de 19 syndicats nationaux et cinq confédérations principales (UMT, CDT, UGTM, UNTM, FDT). De surcroît, à cause du traditionalisme imposé en système au sein des syndicats, limage de ces organisations se trouve considérablement ternie.
Des raisons objectives expliquent cette situation. Au lieu dinvestir dans la modernisation de leurs structures et de leur mode de gestion en utilisant à bon escient les fonds récoltés directement auprès de leurs membres et auprès de lEtat; les directions syndicales au Maroc se sont cantonnées dans un esprit privilégiant le clanisme, lopacité, lautocratie, le misérabilisme, voire la surenchère. Eux qui ne cessent de réclamer à hue à dia des réformes institutionnelles, nont jamais songé à donner lexemple en menant leur propre réforme interne. Pis, les militants qui osent évoquer ces questions sont souvent pris pour des indisciplinés qui ne sont bons quà jeter sans ménagement à la porte. Rivés à leur siège, les chefs syndicaux ne leur pardonnent jamais la moindre «incartade» de ce genre. Cest ainsi que se meurt le syndicalisme au Maroc
en silence. Mais, lHistoire retiendra que ce silence ambiant a été brisé au 1er mai de cette année par des militantes et des militants qui ont présenté une vision nouvelle de laction syndicale. Ces militantes et militants ont construit ainsi les fondements dune nouvelle ère syndicale qui commencera au Maroc
très bientôt.
Objection :
Retraite anticipée aux enfants travailleurs
Une opération de départ volontaire repensée, mais dégale envergure que celle prévue pour les fonctionnaires dans le cadre d«Intilaka», devra être destinée aux milliers de mômes qui travaillent au Maroc pour tenter de les sauver dune déchéance sociale programmée. Cette opération devra naturellement permettre de ramener ces enfants sur les bancs des écoles quils nont jamais fréquentées ou trop tôt abandonnées. Parce que cest grave que de laisser cette armée denfants livrés à eux-mêmes dans un univers dadultes qui nest pas le leur. Cest grave que de laisser les esclavagistes des temps modernes assassiner leur enfance en les exploitant en toute impunité. Cest grave que ce phénomène némeuve que quand le cas de lun ou lautre petit travailleur ou lune ou lautre petite bonne est évoqué par les médias dans la rubrique des faits divers.
Certes, le Maroc peut senorgueillir davoir mis à niveau sa législature en criminalisant lemploi des petits travailleurs. Il peut également se défendre en avançant que son arsenal juridique sera bientôt renforcé par une loi devant protéger les petites bonnes. Mais, toutes ces avancées législatives certaines permettent-elles datténuer, sur le terrain, lampleur qua prise le phénomène du travail des enfants dans le pays? Visiblement, non. La cause est connue: les lois semblent être faites au Maroc pour ne jamais être appliquées.
Des chiffres officiels révélés en 2001 estimaient à 600.000 le nombre denfants travailleurs au Maroc. Ce nombre a-t-il baissé grâce aux lois adoptées? Pour effectuer une évaluation sommaire, il suffirait douvrir les yeux autour de soi pour remarquer quils sont encore nombreux les enfants qui se démènent comme des diables pour réparer des pneus, pour garder un troupeau, pour laver des parterres, pour lisser des meubles en bois, pour coller les semelles, pour tisser des tapis, pour coudre des djellabas, pour vendre des sachets en plastique ou pour servir des clients dans des cafés
Devant cette situation, le programme IPEC/Maroc tente de donner lexemple en matière de lutte contre le travail des enfants à travers des actions pilotes. Seulement, lexistence de ce programme ne décharge en rien lEtat marocain de sa responsabilité concernant ce fléau. Il reste à espérer que les départements concernés qui se réunissent les 26 et 27 avril à Rabat avec des ONG, des syndicats et des organisations internationales (IPEC et UNICEF notamment) dans le cadre dun séminaire placé sous le thème «Pour une meilleure intégration de la lutte contre le travail des enfants dans le Développement Social», donneront à loccasion le véritable coup denvoi dune lutte acharnée contre le travail des enfants en prévoyant les moyens humains, matériels et daccompagnement nécessaires pour ce faire.
Paru lundi sur les colonnes de l'Opinion
Il ne faut pas oublier de faire un petit tour virtuel du côté du site nouvellement lancé : www.interviews.ma pour mécrire ce que vous pensez du concept, du contenu, du contenant
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Les étudiants de lEcole des Sciences de lInformation organisent la cinquième édition de Forum ESI./Entreprise le 27 et le 28 Avril 2005 sous le thème: « Sadapter au changement est aussi la responsabilité de linformatiste». Ce Forum traitera des axes suivants: Lappui des services dinformation à la stratégie de lentreprise; concevoir, valoriser et vendre ses produits ses produits informationnels; la politique du développement de linfrastructure informationnelle au Royaume: Projet IMIST, BNRM en imminence; gouvernance des systèmes dinformation face au changement; et linformatiste face au challenge de la compétitivité. Des tables rondes sont également prévues notamment pour apprendre aux étudiants à mieux préparer et négocier leur embauche.
Cette cinquième édition vise à sensibiliser les futurs lauréats au concept de changement. Ceci semble nécessaire puisque les informatistes sont constamment appelés à gérer le changement au sein de leurs organisations de façon efficace et intelligente.
Bonjour à tous,
Je suis heureux de vous annoncer, par cette journée de fête dans le monde musulman, que vous pourriez désormais consulter mon blog en tapant tout simplement l'adresse suivante :
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