Samedi 25 juin 2005

coeur_de_palmierLes Oasis marocaines sont en danger. Certaines situées dans les franges subdésertiques du Maroc saharien se meurent, car l'homme dit moderne qui ne tient pas compte des cycles naturels, y a épuisé les réserves en eau comme la productivité des sols. D'autres moins soumises à des conditions climatiques sévères, sont pourtant fortement menacées par le fléau des arrachages de palmier, qui nourrit peu le fellah et bien plus un commerce peu glorieux, pourvoyeur d'ornementation discutable pour les villes et villas riches du nord du pays.

C'est un immense patrimoine historique et environnemental qui est en jeu, c'est toute la problématique de la désertification des provinces sud du Royaume qui est jeu, c'est l'avenir de centaines de milliers de familles oasiennes qui est en jeu.

Face à ce grand défi, les autorités se mobilisent et avec l'aide des bailleurs de fonds, ont défini un premier projet de sauvegarde, fondé sur l'introduction de techniques culturale et agricole, qui optimisent au maximum l'utilisation de l'eau, restaurent la productivité des sols, et développent des spéculations de qualité biologique. Tout cela fortement encadré et accompagné par des démarches territoriales locales et régionales de valorisation et de dynamisation des secteurs économiques.

Ce projet concerne les secteurs oasiens du bassin du Ziz-Tafilalet et du bassin du moyen Draâ Akka-Tata. Les Oasis du haut Drâa, avec celui du Dades, ne sont pas concernés. Pourtant les oasis souffrent tout autant dans ces bassins, en particulier pour les oasis de Zagora M'hamid, comme pour l'oasis de Skoura, patrimoine remarquable à plus d'un titre, aujourd'hui soumis à des prélèvements incessants et inacceptables, qui détruisent complètement cet inestimable richesse nationale.

Si on comprend qu'un projet ne peut pas tout faire partout, il y a malheureusement urgence et nous devons faire pression, pour que cette région oasienne soit dès maintenant prise en compte, afin qu'y soit au moins enrayer les processus actuels de dégradation, dont l'irréversibilité condamne à terme ce magnifique patrimoine saharien marocain, et toutes les perspectives de valorisation écotouristique et autres, qu'il recèle, aussi bien pour le bénéfice des communautés humaines qui en vivent, que pour le développement et l'image du Royaume tout entier !

Cœur de Palmier

BP 70

45500 Skoura par Ouarzazate

Contact : coeurdepalmier@hotmail.com

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Vendredi 24 juin 2005

Invitation de la part de l’Association Al Amal pour le Développement

87, rue 1 Hay Chrifa, Casablanca 20150

Après le terrible incident qu’a connu le quartier Hay Chrifa, concernant la tentative de suicide de la petite Halima Al Iyadi à cause des violences exercées contre elle par ces employeurs, nous vous invitons à participer à la matinée de sensibilisation sur la violence contre les enfants sous le thème « tous avec Halima»

Et ce le dimanche 26 juin 2005 à partir de 9h30 à Hay Chrifa

Programme de la matinée de sensibilisation sur la violence contre les enfants :

9h30 : Accueil des invités

10h : Allocution de l’association

10h5: Allocution des invités

10h25 : Remise d’une récompense à l’enfant qui a sauvé Halima

10h30: Inauguration du passage Riad Amria au nom de HALIMA

10h40: Visite de l’atelier d’écriture

10h50: Visite de l’atelier de peinture

11h : Allocution des enfants du quartier

11h20 : clôture de la matinée

Nous comptons sur votre présence à la journée organisée le dimanche 26 par l'association et les habitants de Hay Chrifa avec la participation d'INSAF en soutien à

Histoire de Halima Al Aydi petite bonne de 12 ans

De peur d’être châtiée par son employeur pour avoir cassé un vase, la petite Halima Al  Aydi âgée de 12 ans a essayé de se jeter du 3ème étage le Samedi11 juin pendant que ses employeurs étaient absents.

Elle a été sauvée grâce aux voisins et au concierge qui se sont précipités à son secours et l’ont transporté ensuite à l’hôpital Bouafi après avoir averti la police.

Selon les rapports du pédiatre et de la psychiatre de l’hôpital, l’état de la petite fille présentait d’horribles traces de maltraitance physique (morsure, coup de couteau….) et un traumatisme psychologique.

Actions entreprises :

INSAF a été contactée par le syndic de l’immeuble qui s’est mobilisé pour dénoncer ce cas. Une pétition a été signée par les habitants de l’immeuble et présentée au procureur du roi.

INSAF a demandé une autorisation pour prendre en charge

L’enquête de la police judiciaire est en cours.

Les avocats de La Ligue Démocratique des droits de Femme ont été contactés pour défendre bénévolement ce cas.

INSAF essaie parallèlement de contrecarrer l’influence de l’employeur sur la mère de la petite Halima pour qu’elle renonce à son droit civil.

INSAF a présenté une demande au procureur du roi pour recueillir la petite fille et empêcher la mère de la prendre. L’Association SOS village a été contactée pour la prendre en charge.

Renseignements sur la petite bonne :

Elle n’a jamais été à l’école et a travaillé avec un salaire de 200 Dh/ mois depuis son jeune age chez la même famille qui l’a toujours maltraitée.

La petite en veut tellement à sa mère qu’elle menace de se suicider si on l’oblige à retourner chez elle.

Renseignement sur l’employeur :

Le mari S. Brahim est un retraité à la Pachaouia du Habous.

La femme Fatima H est une femme au foyer.

Ils ont un fils de 14 ans.

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Jeudi 23 juin 2005

Université Mohammed V-Agdal, Rabat

UFR Economie des organisations

Laboratoire Economie des institutions et développement (LEID)

En Partenariat avec : L'Espace Associatif , AMSED, CRS et l'Association Afoulki

Table-ronde Pour un renforcement de la coopération Université-ONG dans le domaine de la lutte contre le travail des enfants Jeudi 23 juin (15h-17h)

Lieu : Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Avenue des Nations unies, Agdal Rabat, salle 14

Dans le cadre du Projet « Lier les universités et les ONG pour lutter contre le travail des enfants », l’UFR Economie des organisations et le LEID en Partenariat avec : L'Espace Associatif , AMSED, CRS et l'Association Afoulki organisent une table-ronde le Jeudi 23 juin (de 15h à 17h), sur les questions relatives aux modalités de renforcement de la coopération entre l’Université et les ONG dans le domaine de la lutte contre le travail des enfants. Axes et questionnements de la table-ronde : - la division du travail entre l’université (activité de recherche) et les ONG (action sur le terrain) et les espaces communs de travail et de coopération ; - étant donné l’ampleur du phénomène du travail des enfants au Maroc et les déficits de recherche et d’action dans le domaine, quelles sont les priorités de la coopération Université-ONG ? - quels sont les dispositifs institutionnels susceptibles de placer cette coopération dans la durée ? - quel contenu thématique et méthodologique donner au programme de recherche sur la problématique du travail des enfants au Maroc … - … et quelle peut être la stratégie d’intervention à promouvoir dans le cadre d’un partenariat Université-ONG? Programme · 15h-16h : Un programme de recherche sur le travail des enfants au Maroc (Noureddine El Aoufi, Mohammed Bensaid, Nahed Bennani) · 16h-17h : débat général sur la composante stratégie d’intervention du programme

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Mercredi 22 juin 2005

Deux garçons se bagarrent violemment. Un homme, dans la cinquantaine, accourt. Il tente de les séparer. D’un geste paternaliste, il essaie de leur expliquer que ce n’est pas bien de se bagarrer ainsi, que des amis doivent se considérer comme des frères… Les deux garçons n’écoutent rien de ce que semble soliloquer le monsieur. Ils lui glissent à travers les jambes pour échanger leurs coups de poings. Ils se tirent par les vêtements. Ils se font mal, ils lui font mal. Irrité, le conciliateur tire avec force vers lui les deux pugilistes en les prenant chacun par le cou. «Ecoutez, cessez votre combat de petits coqs coléreux, vous allez vous tenir tranquilles ou je vais vous donner une bonne correction!». Prenant la menace au sérieux, les deux garçons, debout sur la pointe des pieds, se regardent. Puis, ils détourent instinctivement les yeux avant de les baisser pour montrer leur résignation. Mais, comme si leur rage revenait, les deux bagarreurs réessaient d’échapper à l’emprise des grandes mains qui les immobilisent, en vain. Finalement, le monsieur, souriant, les libère. Il les enjoint de se demander pardon. Ce que les «petits coqs» commencent par simuler avant de s’extirper et de prendre la poudre d’escampette à la vitesse d’un éclair. En s’éloignant d’une trentaine de mètres du monsieur, les deux enfants se rapprochent l’un de l’autre. Ils semblent parlementer en paix. Ce qui réjouit le conciliateur qui ne les quitte pas du regard. Tout à coup, les deux garçons qui, étrangement se courbaient et se relevaient machinalement, commencent à lancer des pierres au pauvre monsieur. Ce dernier, ne comprenant rien, tente de se couvrir le chef pour ne pas le voir dépiauté. En plus des pierres, des insultes des plus grossières lui sont également jetées à la figure. Les tirs sont entrecoupés de coups de théâtre à travers lesquels les enfants s’étirent les coudes en caquetant pour donner l’image de coquelets en parade. Vexé, le pauvre homme s’éclipse. Il presse le pas sans se retourner.

 

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Lundi 20 juin 2005

vue_du_match_copieHier, j’ai décidé d’aller au complexe sportif Mohammed V pour suivre le match décisif entre le Raja et les FAR. Bien sûr, je voulais vivre la bonne ambiance que promettait cette rencontre sportive. Seulement, quelques agissements des supporters étaient loin de respecter le noble esprit sportif. Avant d’arriver au stade, certains ont préféré voyager sur les toits des bus. D’autres, en arrivant, ont commencé à s’attaquer aux supporters des FAR. Ces derniers ont fait pareil. Et vas y que je t’insulte et que je te tire dessus par des bouteilles… Ce qui m’a dérangé c’était surtout les charges haineuses que comportaient les attaques verbales : «la Capitale la maquerelle, les rbatis fils de pute…» Bref, après le match qui s’est soldé par un écroulement de mon équipe préférée : le RAJA. Je sortais la tête enflée. Mais, le spectacle n’était pas encore terminé. Les spectateurs mécontents se sont donnés un plaisir de détraqués pour arracher des sièges, tenter d’atteindre des joueurs par toutes sortes de projectiles… Last but not least, la ruée vers la sortie a failli provoquer une véritable catastrophe. Et cerise sur le gâteau rajaoui : de retour chez eux, des supporters casablancais ont détruit de nombreux bus qu’ils ont débarrassés de leurs vitres et de leurs bancs… Je peux dire que ce dimanche, j’ai assisté à la plus méprisable des défaites sportives.

No comment !

bus_au_toit_mont_1

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Dimanche 19 juin 2005

Le long de la semaine écoulée, des abonnés à internet (ADSL) chez Maroc Télécom ont été privés de leur connexion. Aucune explication ne leur a été fournie sur les raisons des coupures répétées. Certains crient au scandale.

Ces jours-ci, le haut débit chez Maroc Télécom tombe trop bas. Fréquemment, les abonnés ADSL de l’opérateur historique ne peuvent plus se connecter. A chaque fois qu’ils veulent le faire, un message d’erreur concernant l’ordinateur distant leur est signalé comme une fatalité. Après plusieurs tentatives, l’usager perd vite patience. Naturellement, il tente alors de chercher des explications. Mais, qui pourrait les lui fournir? Le service technique de Menara,  évidemment. Sauf que ce service devient aussi «hors connexion» quand la connexion ADSL arrive à manquer à de nombreux clients à la fois. Le plus souvent, le numéro d’appel -a fortiori payant- de ce service renvoie à un répondeur. A chaque appel, celui-ci commence à répéter au premier bip que le numéro appelé est occupé. Il oublie seulement de préciser que ce numéro reste occupé 24 heures sur 24.

Pour les particuliers, ce problème de connexion pèse surtout sur les nerfs. Mais, pour ceux qui font un usage professionnel et donc commerçant de leur connexion, le poids est ressenti sur «la poche». «Pour une agence de voyage, se priver d’internet, c’est perdre des clients. Ceux-ci envoient des e-mails et attendent instantanément la réponse. Sinon,  ils voient ailleurs», explique ce voyagiste d’un ton agacé.  Cette inquiétude est partagée par le propriétaire d’un cyber au centre ville de Casablanca. Ce dernier dénonce «l’irresponsabilité de Maroc Télécom». «Nous sommes déjà en crise. Et, avec ces déconnexions prolongées et répétées, nous risquons de tomber plus vite en faillite», déplore-t-il. «Est-ce ainsi que l’opérateur historique voudrait encourager l’usage de l’internet au Maroc ?», se demande un étudiant féru d’internet en quittant prestement un cyber. «Faut-il attendre l’arrivée d’autres concurrents de Maroc Télécom pour se connecter?», se demande un enseignant qui projetait d’avoir sa connexion à domicile.

Il a été impossible d’avoir des explications sur l’origine des déconnexions dont se plaignent ces derniers jours les abonnés ADSL de Maroc Télécom. A chaque tentative d’appel du centre technique, le répondeur se déclenche. Il rappelle que le numéro appelé est occupé. Ceci permet à l’opérateur historique de bénéficier, en prime, du coût de la communication. Que pense l’ANRT de tout cela ?
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Samedi 18 juin 2005

mohaEncore une fois, j’ai fait l’école buissonnière de mon blog. C’était pour la bonne cause : je suis retourné à l’école. Oui, oui, c’est vrai. A mon âge, dites-vous ? Bah, arrêtez, je n’ai que 37 ans.

Pour l’année prochaine, l’autodidacte que je suis a encore d’autres projets d’« écolier ». Et puis, pour qui a soif d’apprendre, rester élève le long de la vie est un véritable plaisir.

Du 6 au 13 juin, j’ai suivi à l’ISIC un excellent stage de formation dans le domaine du journalisme : « Ecrire pour la presse d’aujourd’hui ». Cette formation, de haute qualité, est dispensée par des professionnels de l’organisme : International Media Formateurs Associés (IMFA).

Notre groupe était composé d’une dizaine de journalistes de la presse écrite que je considère désormais comme de bons amis. Nous avons eu à découvrir ou à redécouvrir les techniques d’utilisation des différents genres journalistiques : portrait, reportage, interview et enquête. Nous avons eu aussi l’occasion de nous initier aux techniques nécessaires pour réussir une bonne maquette.

Je conseille vivement cette formation -très pratique- à chaque journaliste qui n’a pas encore perdu son âme d’étudiant.

P.S : Cette formation est gratuite. Elle est le fruit d’un partenariat entre l’ISIC et IMFA et a reçu l’appui de la fondation Alexande et Marguerite Varenne pour la presse et la communication.

Pour visiter le site d'IMFA cliquez sur l'image: imfa

par Zainabi publié dans : Mon Actu
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Samedi 18 juin 2005

Le jeudi 24 Février 2005, j’ai posté sur mon blog, un article que j’ai fait paraître à l’hebdo Le Reporter à propos des prophéties des adeptes de Al Adl oua Al Ihssane. Ces prophéties annonçaient déjà la fin du pouvoir en place. Etrangement, elles n’ont suscité alors aucune réaction. Maintenant qu’une vive polémique a éclaté à propos des déclarations de la fille du cheikh, je rappelle ce qui a été déjà dit et est passé sous silence.  

 

A travers des visions, des prêches et des discours politiques

Des adeptes d’Abdesslam Yassine intensifient les prophéties

 

«Al Adl Wa Al Ihssane» ressort de sa réserve. Dans un méli-mélo politico-religieux, le mouvement tente de se refaire une santé. Certains de ses adeptes, prophétisent même l’imminence de sa victoire sur le pouvoir en place.

 

 

Répondant, avec grande discipline, à l’appel de leur organisation; les adeptes du mouvement «Al Adl Wa Al Ihssane» (Justice et bienfaisance) ont été nombreux à participer à la marche organisée le dimanche 28 novembre à Rabat, -en principe- en solidarité avec les peuples palestinien et irakien. C’est le «Groupe d'action de soutien à l'Irak et la Palestine» (GASIP) qui a pris l’initiative d’appeler à cette marche et c’est le mouvement de cheikh Yassine qui en a le plus profité pour exhiber ses «muscles» (voir le n°315 du Reporter ayant titré à la une : Une marche pour Al Adl Wa Al Ihsane?». Pour immortaliser sa victoire dans la marche de Rabat, le mouvement de cheikh Yassine revient à la charge. Dans cette perspective, son département de communication (combien de partis marocains ont pareil département?) a relayé les marcheurs. Il a préparé et diffusé un reportage sous forme de V-CD qui est également consultable et téléchargeable à travers le site web de la Jamaà (là encore, combien de partis marocains ont un site web de ce genre?).

Exclusivisme

Le reportage d’«Al Adl Wa Al Ihssane» qui dure 30 minutes, est un produit réussi de marketing. Son objectif: bien vendre la «Jamaà». Ses concepteurs ratissent large en ciblant différents publics: le lettré, l’analphabète, l’adulte, l’enfant, la femme, l’homme...  Et, comme la plupart des produits de marketing, celui des adeptes du cheikh Yassine verse dans le publicitaire, même en sortant la marche de son véritable contexte. En effet, la speakerine qui s’est chargée de commenter les images diffusées à travers ce produit précise que la dénonciation de l’organisation par le Maroc du Forum de l’avenir s’inscrit parmi les motivations ayant poussé les manifestants à participer massivement à la marche de Rabat. Au passage, la commentatrice oublie sournoisement de rappeler, par exemple, que c’est à l’initiative du «Groupe d'action de soutien à l'Irak et la Palestine» (GASIP) que la marche du 28 novembre a eu lieu. D’ailleurs, toutes les images du reportage éliminent les autres participants à la marche et ne montrent principalement que des barbus et des voilées. Du reste, noyées sous des chants religieux, ces images dominantes sont entrecoupées notamment de zooms sur l’image d’Ahmed Yassine, de Rantissi, mais aussi du Cheikh de la Jamaà, de sa fille et de ses proches collaborateurs ainsi que des drapeaux de la Jamaà. Dans ce défilement, à peine peut-on apercevoir l’image survolée d’Abderrahmane Benameur (AMDH) qui était accroché à l’épaule de barbus (bien sûr!). Encore que, même dans cette prise de vue, il est facile de deviner celui que la camera voulait véritablement mettre sous les feux de la rampe. Par ailleurs, pour agrémenter ces images, le micro a été tendu aux leaders de la Jamaà dont la fille d’Abdesslam Yassine ainsi que des membres du Conseil d’Al Irchad (orientation) et du Cercle politique. Leurs propos ont consisté en un méli-mélo politico-religieux dont nous rapportons les extraits qui suivent.

 

Déclarations :

Fathallah Arsalane, porte-parole de la Jamaà :

«Cette marche est un message destiné notamment aux gouvernants démissionnaires… Elle confirme qu’il y a encore de la vie dans la Oumma…».

 

Nadia Yassine, du département des femmes de la Jamaà (fille du cheikh) :

«La Jamaà est la conscience du peuple marocain…»

 

Omar Amkassou, membre du secrétariat général du cercle politique de la Jamaà

«Nous avons décidé que notre marche soit imposante pour prouver la crédibilité de notre mouvement…». Dans le reportage, cette déclaration a été suivie par la répétition en chœur par de nombreux manifestants de ce slogan: «Alaik lamane alaik lamane, la houkouma la barlamane!» (Sois en sûr, il n’y a ni gouvernement ni parlement!»

 

Abdelkrim El Alami, membre du Conseil d’Al irchad:

«La marche n’est qu’un point de départ…»

 

Mohamed Barchi, membre du Conseil d’Al irchad:

«Le jour viendra où la vérité éclatera et dissipera le mensonge»

 

Un manifestant (barbu):

«Toute oumma qui s’égare de la voie du djihad est voué au déclin»

 

Mohammed Abbadi, membre du Conseil d’Al irchad (Ce membre a eu le mot de la fin, son intervention a été prononcée sur un ton et dans une ambiance de prêche):

«L’appel à l’islam revient (addaàwa kadima), la victoire viendra et la conquête est proche (annasrou atine wa al fathou karib). Revenez à Dieu!… C’est une marche jusqu’à la victoire». L’assistance immédiate de l’orateur clame à l’unisson: «Dieu est grand». Il poursuit: «Le califat sera rétabli selon le modèle du prophète (Al Khilafatou satàoud àala minhaje annouboua)».

 

Visions

Le reportage des adeptes de cheikh Yassine comporte deux témoignages audio (les visages des témoins n’ont pas été montrés) sur des rêves qu’auraient faits deux manifestants qui ont participé à la marche de Rabat. Le premier est celui d’une femme qui, en venant de Safi, rapporte qu’une de ses amies lui a raconté qu’elle a vu des anges personnifiés en oiseaux et qu’elle aperçu le prophète sidna Mohamed (que la prière et le salut soient sur lui», tout habillé de blanc, en train de leur distribuer des dattes…». L’autre témoin, un homme ayant la voix forte, rapporte avoir vu, lui-même, le ciel s’ouvrir et laisser apparaître des anges également personnifiés en oiseaux. Le témoin ajoute qu’il a vu le prophète et l’ange Gabriel. Il a aussi entendu dans son rêve l’appel d’un manifestant qui répétait que l’ange Gabriel couvrait de son aile étendue les marcheurs….

Pour qui ne comprend pas le mot «Rouia» (vision), en écoutant ces témoignages, il croirait que leurs auteurs racontent non pas un rêve mais une histoire réellement vécue.

 

Prophéties

Les visions qui sont synonymes de rêves où l’on voit le prophète ou/et ses compagnons et qui comportent des messages à décoder, semblent être courantes chez les adeptes d’Al Adl Wal Ihsane. Le site de la Jamaà foisonne de témoignages à ce sujet. Ces visions sont si courantes que l’une des réunions hebdomadaires que préside habituellement cheikh Yassine a été réservée à ce thème. Il est communément admis au sein de la Jamaà que certaines de ces visions augurent l’imminence du rétablissement du Califat au Maroc tel que le veut Al Adl Wal Ihsane.

 

par Zainabi publié dans : Actu Politique
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Lundi 6 juin 2005

 

blogيوم السبت 4 يونيو شاركت رفقة مجموعة من الرواد (رشيد - أنور- عثمان – بنبراهيم – نسرين...) في مجال المدونات في اليوم الوطني للمدونات"" Blogday كنت أنتظر أن أجد نفسي أمام حشد كبير من المشاركين في هذا اللقاء الذي سنجعل منه موعدا سنويا، لكن لم يكن الحضور كما توقعت.  بالرغم  من ذلك  كل  من حضر أعجب باللقاء والعيب على من لم يحضر.

أعجبت بمستوى  تدخلات الحضور الذي كان  من  بينهم محمد العروسي (http://www.laroussi.net/)  المعروف بكتابته  الساخرة. هذا الأخير اقتحم عالم التدوين وأتوقع له نجاحا باهرا.

كما أثار  انتباهي كذلك تدخلات سيد متقاعد عمل في قطاع الصناعة الجوية وكان من بين من حاولوا تعريب لغة هذه الصناعة. 

بخصوص تدخلي في هدا اللقاء، فقد حاولت فتح النقاش بخصوص العلاقة الجدلية والمتوترة في بعض الأحيان التي تربط المدونات بعالم الصحافة.

خلال اليوم الوطني للمدونات فتحت نسرين بقلب أسدي نقاشا هاما حول استعمال اللغة في مجال المدونات. وقد أشارت مجموعة من التدخلات إلى هزالة تواجد لغة الضاد في الأنترنيت. حتى نعطي المثال بخصوص المجهود الذي يجب بدله لضمان حضور أوفر للغتنا الأم في شبكة الشبكات أخدنا على عاتقنا أن ننشر مقالا كل في مدونته. وها قد فعلت ولن تكون هده المرة الأخيرة...  

par Zainabi publié dans : Articles Divers
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Samedi 4 juin 2005

blogday_logoDes courriels nous parviennent encore, en grand nombre, demandant des explications concernant la conception et la mise en ligne d’un blog. Notre réponse: il n’y a pas plus facile que de devenir bloggeur, il suffit juste de le vouloir. Pour donner la (dé)mesure de cette facilité, il suffit de savoir que pour pour publier en ligne un blog, la méthode utilisée est assimilable au plug and play. Cette technique qui permet d’ajouter du matériel sur son ordinateur et de le voir automatiquement fonctionner en suivant simplement les informations données par la machine, sans que besoin n’ait de solliciter l’aide d’un technicien. En effet, pour les blogs, nombreuses sont les plateformes qui offrent une sorte de «blog and play» pour faciliter la tâche aux futurs bloggeurs. Ces derniers sont invités à remplir un formulaire sommaire et à suivre les instructions, exactement comme ils font pour avoir une adresse e-mail gratuite, et le tour est joué. Il faut juste oser le faire, c’est tout. En plus, avec la dominance des utilitaires open source dans le domaine du blogging, on peut se servir gratos et à volonté.

Par ailleurs, pour promouvoir son blog, il faudrait aussi prendre le temps de le référencer, sans bourse délier, sur plusieurs annuaires qui ne demandent qu’à servir les bloggeurs. Et puis, il faut savoir traiter régulièrement de bons sujets pour pousser les blognautes à faire de votre blog un passage obligé. Aux connaisseurs, il y a des outils, comme DotClear notamment, qui permettent de publier des blogs en y apportant ses touches personnelles.

Pour les débutants, voici, à titre indicatif, quelques adresses utiles pouvant leur permettre facilement de joindre la communauté mondiale des bloggers:

- www.blog.ma (pour consommer le produit national)

- www.canalblog.com

- www.over-blog.com

- www.blogspirit.com

- www.blogg.org

- http://www.u-blog.net

- http://www.blog.vip7.com

- http://www.blogger.com

- http://www.novoblog.com

Pour tout savoir sur les blogs, sachez qu’un Blog Day est organisé ce samedi 4 juin (le long de la journée) à l’ESCA à Casablanca. L’accès est, là aussi, gratuit.

Mohamed Zainabi

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